2016

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  1. Les fouilles menées sur le site de Lattes/St-Sauveur, l’antique Lattara, ont permis de mettre au jour dans un horizon du deuxième quart du Ve s. av. J.-C. un bâtiment de plan bi-absidial. Ce dernier a connu deux états successifs caractérisés par l’emploi de techniques différentes, à savoir le torchis puis la terre massive. Inédit à l’échelle du site, ce type de plan est en revanche bien connu sur le plan régional au premier et au début du second âge du Fer. Interprété comme une unité domestique, ce bâtiment est associé à des constructions annexes au sein d’un quartier qui présente alors une trame lâche. Cette phase fait suite à la destruction apparemment généralisée du site (vers -475) et précède la mise en place (vers -450) d’un nouveau programme d’urbanisme, caractérisé par une trame régulière avec des constructions quadrangulaires mitoyennes à soubassement en pierre et élévation en bauge ou adobe. Le caractère transitoire de cette phase, ainsi que l’absence de contraintes matérielles au sein d’une portion de terrain sûrement prédéfinie, semblent avoir alors conditionné le recours à cette forme architecturale traditionnelle.
  2. Sur la voie d’Aquitaine, entre Toulouse et Carcassonne, les prospections au sol et les prospections aériennes ont livré de nombreuses données sur les stations. L’article fait le point sur les sites mentionnés par les Itinéraires antiques, stations de l’État, établies surtout dans les agglomérations. La localisation d’une <i>mutatio</i>, <i>Ad Vigesimum</i>, est précisée. À côté de ces stations, on a mis en évidence un nombre plus important de sites de bord de route, établissements privés destinés principalement au service des voyageurs et des transporteurs. D’une superficie comprise entre 0,5 ha et 2 ha, ils bordent l’axe sur un ou deux côtés et se situent près d’un ruisseau ou d’une source. Ils n’ont pas livré de traces certaines de pluriactivité, mais le plus souvent des déchets de forge et des mobiliers liés à la restauration et au harnachement. La forte présence de ces « stations-service » tout au long de la période romaine traduit l’importance de cet axe, qui n’était doublé d’aucune voie navigable, ainsi que son rôle majeur dans l’occupation du sol et l’économie de la région.
  3. Un bâtiment interprété comme un lieu d’accueil des voyageurs a été découvert en 2013-2014, à l’occasion d’une fouille archéologique préventive réalisée en périphérie de la ville d’<i>Augustonemetum</i>/Clermont-Ferrand. L’établissement, édifié à la fin du I<sup>er</sup> s. apr. J.‑C. ou au tout début du II<sup>e</sup> s., est localisé à proximité de la principale voie d’accès à l’agglomération au sud et en bordure de la dernière rue de la trame urbaine. Il se caractérise par de vastes cours, plusieurs cellules de faibles dimensions interprétées comme des appartements et un vaste local de service qui semble au moins en partie dévolu à la préparation des aliments. L’identification de l’auberge est confortée par la découverte d’une enseigne en bois sur laquelle une inscription peinte comporte le terme <i>uiator</i>, désigné comme le client type dans la documentation littéraire et épigraphique.
  4. La fouille extensive du relais d’<i>Ambrussum</i> (Villetelle, Hérault), établi au pied de l’oppidum autour de 25 av. J.-C., avait pour objectif à caractériser les fonctions des différents îlots qui le composent ; ainsi, ont déjà été reconnus des lieux d’étape, des thermes, une maison dotée d’une forge, un enclos cultuel. On recense ici tous les indices susceptibles de mettre en évidence des interventions ou des équipements de l’administration romaine. Il apparaît que celle-ci a pu promouvoir, par une opération de lotissement, le développement de la station dès le début de l’Empire, la doter ensuite de constructions correspondant peut-être au relais de la poste impériale, elles-mêmes remplacées, au IV<sup>e</sup> s., par un nouvel édifice public de plan différent, vers le moment où l’<i>Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem</i> qualifie <i>Ambrussum</i> de <i>mutatio</i>, après l’abandon de l’agglomération routière. Il semble, en outre, que la fabrication d’armes, attestée dans la première moitié du II<sup>e</sup> s., plaide en faveur de la présence d’une petite garnison.
  5. Cet article se propose d’établir un bilan des recherches menées depuis plus de deux décennies sur la portion de la voie romaine de <i>Cessero</i> (Saint-Thibéry, Hérault) à <i>Segodunum</i> (Rodez, Aveyron) située dans la moyenne vallée de l’Hérault et en particulier sur les lieux d’étape qui jalonnent cet itinéraire. Les enquêtes orales, les prospections pédestres et les fouilles archéologiques programmées et préventives effectuées sur cette petite portion de territoire de la province de Gaule Narbonnaise ont permis de rassembler une riche documentation. Celle-ci précise le tracé de la voie et montre que le trafic routier qui s’est développé, principalement pendant le Haut-Empire, grâce à l’intensité des échanges entre littoral et Massif central, a entraîné la création de lieux d’étape sur quelques kilomètres. Des comparaisons avec d’autres établissements de bord de voie, en Narbonnaise, Aquitaine, Belgique, et également en Pannonie, sont proposées et indiquent le recours à un plan type, non systématique mais fréquent et présentant divers modules, qui semble apparaître à la fin de l’époque augustéenne et dont l’adoption est liée à sa grande fonctionnalité. À côté des ressources engendrées par le passage sur la voie, certains établissements développaient également des activités agricoles et/ou potières indiquant leur plurifonctionnalité.
  6. Au passage d’un modeste cours d’eau intermittent, le Marinesque, les fouilles conduites depuis 2004 ont permis de dégager un long tronçon de la voie Domitienne ainsi qu’un ponceau permettant le franchissement du ruisseau. Les bâtiments mis au jour sur chaque rive appartiennent à un établissement en activité durant le I<sup>er</sup> s. av. J. C. Une fonction de relais routier s’impose par la localisation en bordure de voie et quelques aménagements significatifs comme de multiples foyers culinaires. La composition originale des mobiliers vient confirmer une telle interprétation, avec une très forte représentation du service de la table, en particulier de la boisson, et par un nombre de monnaies de Gaule non méditerranéenne, plus élevé que dans la plupart des sites régionaux. La création du site, dans le second quart du I<sup>er</sup> s. av. J. C., pourrait être mis au compte d’une initiative indigène, en marge des terroirs exploités depuis l’âge du Fer et profitant de la dynamique apportée par la voie publique. Les effets des crues répétées du cours d’eau comme l’affirmation de nouvelles formes de propriété du sol, dont une borne découverte sur le site livre un témoignage d’ordre juridique, ont certainement conduit à l’abandon du site au début du Haut-Empire.
  7. Le site protohistorique de Punta di Casteddu se situe dans le sud‑ouest de la Corse, dans la région du Sartenais. Découvert il y a une vingtaine d’années, il a récemment été réexaminé à l’occasion d’une prospection pédestre menée dans le cadre du programme de recherche « Cauria, site mégalithique de Stazzona – I Stantari », dirigé par A. D’Anna. Le site est occupé et utilisé à partir de l’étape médiane du Bronze final et jusque vers le milieu du premier âge du Fer, soit la période de loin la mieux représentée pour les périodes pré-et protohistoriques dans la microrégion. Il inclut un secteur d’activités domestiques comprenant une à deux habitation(s) et plusieurs groupes d’abris‑sous‑roche. Parmi ces derniers, le secteur occidental semble avoir connu une utilisation intensive marquée par une importante quantité de vestiges matériels superficiels, notamment céramiques. Ces vaisselles sont caractéristiques de la transition Bronze/Fer de cette partie de l’île qui connaît probablement un important essor démographique et une remarquable unité culturelle dès la fin du II<sup>e</sup> millénaire avant J.‑C. De manière encore hypothétique, on envisage ici une utilisation funéraire de la plupart de ces cavités, selon un postulat introduisant pour la première fois l’éventualité de l’incinération, qui serait arrivée dans l’île depuis les rives de l’Italie nord‑occidentale dès le début du Bronze final, voire avant, et qui expliquerait en partie la carence de contextes sépulcraux pour cette phase de la Protohistoire de la Corse.
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  11. The wreck of Mandirac (Narbonne, France, IV century) was excavated in 2013 and 2014 from waterlogged soil. A magnetic prospection campaign performed in 2014 revealed that the wood was abnormally magnetic. A plank extracted from the hull, containing an iron nail, was analysed using Environmental Scanning Electron Microscopy, micro-Raman spectroscopy, X-Ray diffraction and magnetic characterization methods in order to identify the mineral composition inside the wood and of the nail. Results revealed an accumulation of greigite and pyrite in the wood around the nail, where the pH was measured below 3. The nail was completely corroded into pyrite and siderite, with no metal left. Marcasite was also identified far from the nail, where the pH was measured around 5. Greigite was the only phase responsible of the magnetic signal emitted from the wood and proved to be present in varying amounts throughout the entire wreck. The iron sulfides were probably formed via anaerobic sulphidogenic bacteria influenced corrosion processes, which occurred on the nails. These results are very different from those obtained from more recent shipwrecks (XIX century). So the nature of these iron sulfides in wet archaeological woods is discussed.
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  13. Les vaisseaux de la reine Hatchepsout, et leurs dimensions, et la navigation en mer Rouge vers le pays de Pount.
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  15. Parmi les tout premiers habitats du haut Moyen Âge étudiés en Franche-Comté, l’établissement de Pratz le Curtillet se distingue par son implantation dans les hautes terres jurassiennes, longtemps réputées comme reculées et inhospitalières. L’envergure des travaux archéologiques sur les 16 hectares explorés du plateau du Lizon et la qualité des vestiges font aujourd’hui encore exception. Un imposant édifice en pierre de 16 m sur 13 flanqué d’une annexe constitue la partie résidentielle du domaine, tout en abritant fourrage et bétail, alors que le second bâtiment accueille une forge. Les équipements domestiques et artisanaux livrent une ample documentation sur les conditions de vie de cette petite communauté de statut élevé, lié à son implication dans l’économie du fer. Les études engagées à différentes échelles dans un territoire où s’installe une communauté monastique parmi les plus précoces de Gaule, non loin d’un itinéraire de franchissement du massif, contribuent à poser de précieux jalons pour cette période.
  16. En prévision de la construction d'un gazoduc de 11 km de long entre ces deux communes, par la société GRTGaz, sur les parcelles cadastrées , situées entre la D9 et N4, au nord-nord-ouest de ces communes, une fouille archéologique a été réalisée du 27 mars au 29 avril 2014 et du 26 au 30 juin 2014 (tranche conditionnelle). Les données de prospection aérienne du SRA Champagne-Ardennes ont motivé la prescription d'une fouille archéologique d'une surface de 3,3 ha sur 11 km de long et sur une largeur de 3 m de large. La fouille a permis de mettre en évidence soixante-seize faits archéologiques et deux cent huit unités stratigraphiques. La densité de vestiges entre les différents secteurs est inégale mais témoigne de la présence de multiples occupations. Le premier indice d'une présence anthropique remonte au Néolithique. Il est représenté par trois faits, plutôt bien conservés (0,70 m environs). Il est daté plus précisément du néolithique moyen par le mobilier céramique récolté dans l'US 4020 (fait 4007). L'occupation principale mise au jour sur ce tracé se rapporte essentiellement à l'époque protohistorique. Elle se caractérise par deux enclos circulaires et deux enclos quadrangulaires ainsi que deux fosses et un trou de poteau. Trois sépultures ont été mises au jour dans les fossés d'un enclos circulaire (structure 4) correspondant à cinq squelettes situés directement sous les blocs des grès. Ils sont datés d'après les analyses 14C de la transition du Bronze final IIIb/Hallstatt ancien .Le mobilier céramique indique que l'occupation protohistorique concerne la transition entre le Bronze Final IIIb et le Hallstatt C/D1, occupation la plus densément représentée sur l'emprise décapée.
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  18. Le vizir était un dignitaire très haut placé au sein de la hiérarchie de la société égyptienne antique. Ses titres, ses fonctions ainsi que son iconographie faisaient de lui l’un des principaux délégués du pouvoir pharaonique, le plaçant au sommet de l’État égyptien. Sur divers reliefs du Nouvel Empire, le vizir apparaît anonyme, au même titre que les autres dignitaires. Cependant, par le biais de son iconographie singulière (longue robe avec feston montant jusqu’aux aisselles, collier avec attaches retombant derrière le cou, crâne rasé), ce haut fonctionnaire est tout à fait reconnaissable, contrairement aux autres membres de la cour, et ce sans même être identifié par son titre (tjaty) et/ou son nom. C’est le cas, par exemple, dans la décoration de la chambre du sarcophage de la tombe de Toutânkhamon (KV 62, paroi est), sur le relief Munich ÄS 7127 (provenant d’une tombe de la nécropole de Saqqarâ) ou encore sur les reliefs du temple de Beit el-Ouali illustrant les campagnes asiatiques et nubiennes de Séthy Ier. La documentation rassemblée peut être regroupée en fonction du type de scène figurée : militaire, funérailles royales, funérailles civiles, fêtes religieuses, cérémonie de la récompense d’un fonctionnaire. Plus largement, il s’agit de contextes de cérémonial de cour. Au-delà de l’anonymat en soit, c’est avant tout le paradoxe d’un anonymat individualisé qui suscite quelques interrogations : du fait que son iconographie révèle sa fonction, le vizir était-il alors un courtisan comme les autres ? D’autre part, puisque les égyptiens eux-mêmes ont choisi de rendre ces fonctionnaires anonymes, l’essai d’identification nominatif est-il alors un objectif de recherche pertinent ? Enfin, ces reliefs apportent-ils de nouveaux éléments concernant les fonctions et le pouvoir du vizir au Nouvel Empire ? À la lumière de la documentation existante, nous clarifierons ces questions.
  19. Cet article est le résumé d'une communication effectuée auprès de l'Association Dauphinoise d'Égyptologie Champollion (ADEC) à Grenoble le 11 juin 2016. En Égypte antique, le vizir était l’intermédiaire entre le pharaon et son peuple. Notre propos s’attardera sur ces notables de la XVIIIe dynastie (env. 1550 – 1301 av. J.-C.) afin de mieux percevoir qui était réellement ce personnage, « bras droit » par excellence de Pharaon sans pour autant être roi. Nous tenterons ainsi de mieux cerner les individus ayant exercé cette charge, tels qu'Imhotep, Ouseramon, Âper-El et Parâmessou. Au moyen de cette sélection de quatre personnages, nous illustrerons plus particulièrement certains moments historiques clés de cette période. Ce choix permettra également de présenter un éventail des différentes fonctions et carrières exercées par les vizirs de la XVIIIe dynastie. Nous nous attacherons alors à mieux comprendre quelle était la réalité des fonctions du vizir et comment celles-ci s’exprimaient. Que ce soit l’administration, la religion, la justice ou encore l’organisation du territoire, aucun domaine n’était censé lui échapper. Qui étaient donc ces hommes qui concentraient tous les pouvoirs sans pour autant être pharaon ?
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  21. Destiné à honorer le travail pionnier de Bernard Dedet au cours de sa carrière de proto-historien, cet ouvrage préfacé par Jean Guilaine, professeur au Collège de France, s'organise selon quatre axes de recherche que sa réflexion a marqués par son approche pluridisciplinaire en croisant les données de l'archéologie avec celles de l'ethnographie et de l'histoire. Les articles illustrant le thème de l'habitat et la vie domestique abordent ces sujets à travers des analyses fonctionnelles et formelles, avec une attention particulière vis-à-vis de l'architecture et des témoignages de la vie quotidienne. Dans une optique plus large, plusieurs auteurs examinent l'organisation de territoires sous l'angle de la répartition spatiale et des représentations sociales, débouchant sur des approches locales du peuplement ainsi que sur les relations entre indigènes gaulois et colons grecs à partir de la lecture des textes antiques. Les pratiques funéraires, les attitudes devant la mort, les signes d'actions cultuelles et symboliques, rassemblent ici 14 articles. Ils s'intéressent à la genèse de la recherche sur les nécropoles et se concentrent sur les rites qui accompagnent la mort : traitement du corps, modalités de dépôt, architecture des sépultures et organisation des sites funéraires. Quelques contributions présentent des lieux spécialement aménagés et s'interrogent sur le sens à donner à certains dépôts, armes, têtes coupées notamment. Un article méthodologique porte sur la collecte des restes osseux sur les lieux de crémation. Enfin, le chapitre intitulé « faciès matériels » est consacré à la définition des identités culturelles. Il réunit 9 études qui analysent la production et les parcours de diffusion de séries d'objets (céramiques, métalliques, amphoriques), ainsi que leur production et leur significa-tion dans leurs contextes de découverte. Le domaine géographique de ces ouvrages, couvre non seulement la Protohistoire du Sud la France, mais s'étend le long de la Méditerranée, depuis la région de Murcie et la Catalogne d'un côté, jusqu'à la Ligurie de l'autre. Monographies d'archéologie Méditerranéenne M A M hors-série n°7 (1)-2016 Publication de l'UMR 5140 du CNRS « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » Labex ARCHIMEDE-Programme IA
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  25. Architectural remains consisting of a plate-form with a stepped ramp and a well communicating with a sub- terranean canal system linking the Sacred Lake with the Nile had been observed by Georges Legrain to the north-west of the Sacred Lake. It is suggested here that it formed a device allowing the ow of water in and out of the lake to be regulated, together with an associated ceremonial podium. Several texts lead to the conclusion that a regulation of the lake level was essential for the accomplishment of ritual navigations on the lake. The platform and the pit used in order to open and close the canal system are possibly alluded to in a text of the high priest of Amun Amenhotep.
  26. La dédicace de la grande porte sud d’Amenhotep Ier à Karnak comporte un passage un peu délicat à interpréter dans lequel on a parfois voulu reconnaître le nom de la porte, qui aurait été sqA- Htp(w) « celle qui élève les offrandes ». Il semble bien que, loin de constituer le nom de la porte, cette périphrase ait désigné une des fonctions de l’édifice, celle d'accueillir un support et d'être un abri pour faire reposer la barque portative processionnelle d’Amon. Il s’agirait donc, selon la nouvelle interprétation proposée du passage, du « support de repos (sqA-Htp) (pour la barque) ».
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  28. The study of ancient vernacular architecture highlights the exceptional technological variability in the use of wood and daub. This variability is hardly recognizable in the archaeological record, whose interpretation is often conventional. A series of observations on wattle and daub constructions in northern France can explain some of the relationships between technology, environment, and human choices. By analyzing how people abandoned these buildings and by observing their decay, a preliminary hypothetical model of the formation processes of the archeological record linked to this type of dwelling can be proposed. This is useful for the correct interpretation of the archaeological context as well as of the human behavior that generates it.
  29. Les recherches récentes menées sur le site de Port-la-Nautique (Narbonne, Aude) ont mis en évidence de grands entrepôts à dolia. Les bâtiments peuvent être estimés à une centaine de mètres de long pour 16 m de large. Cette découverte permet de classer Narbonne parmi les ports ayant probablement pratiqué le commerce du vin en vrac au cours du Ier s. ap. J.-C. Des fours de potiers et un dépotoir de coquillages couvrant 400 m2 témoignent des autres activités exercées dans la zone portuaire.
  30. Les découvertes archéologiques, les études typo-chronologiques et les analyses géochimiques ont permis de mettre en évidence une production de faïences montpelliéraines dans des contextes de consommation de la fin du XIIIe siècle. Les récentes fouilles d'ateliers de potiers-faïenciers (Porte de la Blanquerie aux XVe-XVIe s., Faubourg du Pila Saint-Gély pour les ateliers Favier, Boissier et Colondres du XVIIe au XVIIIe s., ou à la Manufacture royale de Jacques Olivier) font entrevoir l'organisation des officines, les structures et les outils, les production et les évolutions techniques dans ces ateliers urbains polyvalents.