2016

Vous pouvez vous abonner directement à ce flux en cliquant ici.

 

HAL : Dernières publications
  1. [...]
  2. Les vaisseaux de la reine Hatchepsout, et leurs dimensions, et la navigation en mer Rouge vers le pays de Pount.
  3. [...]
  4. Parmi les tout premiers habitats du haut Moyen Âge étudiés en Franche-Comté, l’établissement de Pratz le Curtillet se distingue par son implantation dans les hautes terres jurassiennes, longtemps réputées comme reculées et inhospitalières. L’envergure des travaux archéologiques sur les 16 hectares explorés du plateau du Lizon et la qualité des vestiges font aujourd’hui encore exception. Un imposant édifice en pierre de 16 m sur 13 flanqué d’une annexe constitue la partie résidentielle du domaine, tout en abritant fourrage et bétail, alors que le second bâtiment accueille une forge. Les équipements domestiques et artisanaux livrent une ample documentation sur les conditions de vie de cette petite communauté de statut élevé, lié à son implication dans l’économie du fer. Les études engagées à différentes échelles dans un territoire où s’installe une communauté monastique parmi les plus précoces de Gaule, non loin d’un itinéraire de franchissement du massif, contribuent à poser de précieux jalons pour cette période.
  5. En prévision de la construction d'un gazoduc de 11 km de long entre ces deux communes, par la société GRTGaz, sur les parcelles cadastrées , situées entre la D9 et N4, au nord-nord-ouest de ces communes, une fouille archéologique a été réalisée du 27 mars au 29 avril 2014 et du 26 au 30 juin 2014 (tranche conditionnelle). Les données de prospection aérienne du SRA Champagne-Ardennes ont motivé la prescription d'une fouille archéologique d'une surface de 3,3 ha sur 11 km de long et sur une largeur de 3 m de large. La fouille a permis de mettre en évidence soixante-seize faits archéologiques et deux cent huit unités stratigraphiques. La densité de vestiges entre les différents secteurs est inégale mais témoigne de la présence de multiples occupations. Le premier indice d'une présence anthropique remonte au Néolithique. Il est représenté par trois faits, plutôt bien conservés (0,70 m environs). Il est daté plus précisément du néolithique moyen par le mobilier céramique récolté dans l'US 4020 (fait 4007). L'occupation principale mise au jour sur ce tracé se rapporte essentiellement à l'époque protohistorique. Elle se caractérise par deux enclos circulaires et deux enclos quadrangulaires ainsi que deux fosses et un trou de poteau. Trois sépultures ont été mises au jour dans les fossés d'un enclos circulaire (structure 4) correspondant à cinq squelettes situés directement sous les blocs des grès. Ils sont datés d'après les analyses 14C de la transition du Bronze final IIIb/Hallstatt ancien .Le mobilier céramique indique que l'occupation protohistorique concerne la transition entre le Bronze Final IIIb et le Hallstatt C/D1, occupation la plus densément représentée sur l'emprise décapée.
  6. [...]
  7. Le vizir était un dignitaire très haut placé au sein de la hiérarchie de la société égyptienne antique. Ses titres, ses fonctions ainsi que son iconographie faisaient de lui l’un des principaux délégués du pouvoir pharaonique, le plaçant au sommet de l’État égyptien. Sur divers reliefs du Nouvel Empire, le vizir apparaît anonyme, au même titre que les autres dignitaires. Cependant, par le biais de son iconographie singulière (longue robe avec feston montant jusqu’aux aisselles, collier avec attaches retombant derrière le cou, crâne rasé), ce haut fonctionnaire est tout à fait reconnaissable, contrairement aux autres membres de la cour, et ce sans même être identifié par son titre (tjaty) et/ou son nom. C’est le cas, par exemple, dans la décoration de la chambre du sarcophage de la tombe de Toutânkhamon (KV 62, paroi est), sur le relief Munich ÄS 7127 (provenant d’une tombe de la nécropole de Saqqarâ) ou encore sur les reliefs du temple de Beit el-Ouali illustrant les campagnes asiatiques et nubiennes de Séthy Ier. La documentation rassemblée peut être regroupée en fonction du type de scène figurée : militaire, funérailles royales, funérailles civiles, fêtes religieuses, cérémonie de la récompense d’un fonctionnaire. Plus largement, il s’agit de contextes de cérémonial de cour. Au-delà de l’anonymat en soit, c’est avant tout le paradoxe d’un anonymat individualisé qui suscite quelques interrogations : du fait que son iconographie révèle sa fonction, le vizir était-il alors un courtisan comme les autres ? D’autre part, puisque les égyptiens eux-mêmes ont choisi de rendre ces fonctionnaires anonymes, l’essai d’identification nominatif est-il alors un objectif de recherche pertinent ? Enfin, ces reliefs apportent-ils de nouveaux éléments concernant les fonctions et le pouvoir du vizir au Nouvel Empire ? À la lumière de la documentation existante, nous clarifierons ces questions.
  8. Cet article est le résumé d'une communication effectuée auprès de l'Association Dauphinoise d'Égyptologie Champollion (ADEC) à Grenoble le 11 juin 2016. En Égypte antique, le vizir était l’intermédiaire entre le pharaon et son peuple. Notre propos s’attardera sur ces notables de la XVIIIe dynastie (env. 1550 – 1301 av. J.-C.) afin de mieux percevoir qui était réellement ce personnage, « bras droit » par excellence de Pharaon sans pour autant être roi. Nous tenterons ainsi de mieux cerner les individus ayant exercé cette charge, tels qu'Imhotep, Ouseramon, Âper-El et Parâmessou. Au moyen de cette sélection de quatre personnages, nous illustrerons plus particulièrement certains moments historiques clés de cette période. Ce choix permettra également de présenter un éventail des différentes fonctions et carrières exercées par les vizirs de la XVIIIe dynastie. Nous nous attacherons alors à mieux comprendre quelle était la réalité des fonctions du vizir et comment celles-ci s’exprimaient. Que ce soit l’administration, la religion, la justice ou encore l’organisation du territoire, aucun domaine n’était censé lui échapper. Qui étaient donc ces hommes qui concentraient tous les pouvoirs sans pour autant être pharaon ?
  9. [...]
  10. Destiné à honorer le travail pionnier de Bernard Dedet au cours de sa carrière de proto-historien, cet ouvrage préfacé par Jean Guilaine, professeur au Collège de France, s'organise selon quatre axes de recherche que sa réflexion a marqués par son approche pluridisciplinaire en croisant les données de l'archéologie avec celles de l'ethnographie et de l'histoire. Les articles illustrant le thème de l'habitat et la vie domestique abordent ces sujets à travers des analyses fonctionnelles et formelles, avec une attention particulière vis-à-vis de l'architecture et des témoignages de la vie quotidienne. Dans une optique plus large, plusieurs auteurs examinent l'organisation de territoires sous l'angle de la répartition spatiale et des représentations sociales, débouchant sur des approches locales du peuplement ainsi que sur les relations entre indigènes gaulois et colons grecs à partir de la lecture des textes antiques. Les pratiques funéraires, les attitudes devant la mort, les signes d'actions cultuelles et symboliques, rassemblent ici 14 articles. Ils s'intéressent à la genèse de la recherche sur les nécropoles et se concentrent sur les rites qui accompagnent la mort : traitement du corps, modalités de dépôt, architecture des sépultures et organisation des sites funéraires. Quelques contributions présentent des lieux spécialement aménagés et s'interrogent sur le sens à donner à certains dépôts, armes, têtes coupées notamment. Un article méthodologique porte sur la collecte des restes osseux sur les lieux de crémation. Enfin, le chapitre intitulé « faciès matériels » est consacré à la définition des identités culturelles. Il réunit 9 études qui analysent la production et les parcours de diffusion de séries d'objets (céramiques, métalliques, amphoriques), ainsi que leur production et leur significa-tion dans leurs contextes de découverte. Le domaine géographique de ces ouvrages, couvre non seulement la Protohistoire du Sud la France, mais s'étend le long de la Méditerranée, depuis la région de Murcie et la Catalogne d'un côté, jusqu'à la Ligurie de l'autre. Monographies d'archéologie Méditerranéenne M A M hors-série n°7 (1)-2016 Publication de l'UMR 5140 du CNRS « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » Labex ARCHIMEDE-Programme IA
  11. [...]
  12. [...]
  13. [...]
  14. Architectural remains consisting of a plate-form with a stepped ramp and a well communicating with a sub- terranean canal system linking the Sacred Lake with the Nile had been observed by Georges Legrain to the north-west of the Sacred Lake. It is suggested here that it formed a device allowing the ow of water in and out of the lake to be regulated, together with an associated ceremonial podium. Several texts lead to the conclusion that a regulation of the lake level was essential for the accomplishment of ritual navigations on the lake. The platform and the pit used in order to open and close the canal system are possibly alluded to in a text of the high priest of Amun Amenhotep.
  15. La dédicace de la grande porte sud d’Amenhotep Ier à Karnak comporte un passage un peu délicat à interpréter dans lequel on a parfois voulu reconnaître le nom de la porte, qui aurait été sqA- Htp(w) « celle qui élève les offrandes ». Il semble bien que, loin de constituer le nom de la porte, cette périphrase ait désigné une des fonctions de l’édifice, celle d'accueillir un support et d'être un abri pour faire reposer la barque portative processionnelle d’Amon. Il s’agirait donc, selon la nouvelle interprétation proposée du passage, du « support de repos (sqA-Htp) (pour la barque) ».
  16. [...]
  17. The study of ancient vernacular architecture highlights the exceptional technological variability in the use of wood and daub. This variability is hardly recognizable in the archaeological record, whose interpretation is often conventional. A series of observations on wattle and daub constructions in northern France can explain some of the relationships between technology, environment, and human choices. By analyzing how people abandoned these buildings and by observing their decay, a preliminary hypothetical model of the formation processes of the archeological record linked to this type of dwelling can be proposed. This is useful for the correct interpretation of the archaeological context as well as of the human behavior that generates it.
  18. Les recherches récentes menées sur le site de Port-la-Nautique (Narbonne, Aude) ont mis en évidence de grands entrepôts à dolia. Les bâtiments peuvent être estimés à une centaine de mètres de long pour 16 m de large. Cette découverte permet de classer Narbonne parmi les ports ayant probablement pratiqué le commerce du vin en vrac au cours du Ier s. ap. J.-C. Des fours de potiers et un dépotoir de coquillages couvrant 400 m2 témoignent des autres activités exercées dans la zone portuaire.
  19. [...]
  20. The rapid Arab-Islamic conquest during the early Middle Ages led to major political and cultural changes in the Mediterranean world. Although the early medieval Muslim presence in the Iberian Peninsula is now well documented, based in the evaluation of archeological and historical sources, the Muslim expansion in the area north of the Pyrenees has only been documented so far through textual sources or rare archaeological data. Our study provides the first archaeo-anthropological testimony of the Muslim establishment in South of France through the multidisciplinary analysis of three graves excavated at Nimes. First, we argue in favor of burials that followed Islamic rites and then note the presence of a community practicing Muslim traditions in Nimes. Second, the radiometric dates obtained from all three human skeletons (between the 7th and the 9th centuries AD) echo historical sources documenting an early Muslim presence in southern Gaul (i.e., the first half of 8th century AD). Finally, palaeogenomic analyses conducted on the human remains provide arguments in favor of a North African ancestry of the three individuals, at least considering the paternal lineages. Given all of these data, we propose that the skeletons from the Nimes burials belonged to Berbers integrated into the Umayyad army during the Arab expansion in North Africa. Our discovery not only discusses the first anthropological and genetic data concerning the Muslim occupation of the Visigothic territory of Septimania but also highlights the complexity of the relationship between the two communities during this period.
  21. Cette thèse a pour objet l’étude technologique de plusieurs ensembles d’outillage lithique provenant de sites néolithiques du bassin du Gobaad en République de Djibouti. Ces séries inédites proviennent de travaux récents de prospection et de fouilles réalisées dans le cadre d’un programme de recherche franco-djiboutien intitulé « premières sociétés de production dans la Corne de l’Afrique ». Pendant de nombreuses années, la Préhistoire récente de la Corne de l’Afrique n’a été documentée qu’à partir de ramassages de surface et de fouilles sommaires livrant de l’industrie lithique et parfois de rares tessons de poterie modelée. J.D. Clark en 1954 a regroupé ces séries provenant principalement de l’ancien protectorat britannique du Somaliland sous l’appellation de Somaliland Wilton. Jusqu’en 1984, aucune recherche n’avait été entreprise à Djibouti et ce n’est que depuis une trentaine d’années que la question de l’émergence des premières sociétés de production peut être abordée sur la base d’une documentation matérielle provenant de contextes datés. Dans le bassin du Gobaad, l’identification des faciès culturels du Néolithique a été réalisée à partir de l’analyse d’importantes séries céramiques et l’économie des populations qui les ont produites a pu être définie à partir de la fouille de deux sites d’habitat, Asa Koma et Wakrita qui ont livré de nombreuses informations, notamment la présence des plus anciens restes osseux d’animaux domestiques actuellement connus dans la Corne de l’Afrique, restes datés du milieu du 3e millénaire BCE. Dans ce contexte, l’étude des assemblages lithiques présents au sein des sites d’habitat du bassin du Gobaad a pour ambition de contribuer à la caractérisation chrono-culturelle de ces premières sociétés de producteurs mais aussi de tenter de déceler les rapports existant entre les comportements techniques des tailleurs et les pratiques économiques révélées par les fouilles.
  22. La reine Tiyi de la XVIIIème dynastie est bien connue en tant que grande épouse d’Amenhotep III, mère d’Amenhotep IV/Akhenaton et grand-mère de Toutankhamon (au moins). Elle est fréquemment mentionnée dans les ouvrages ou les articles traitant de ces règnes, mais l’inventaire total concernant la reine, présenté ici (plus de huit cent objets, inscriptions, représentations, etc.) révèle qu’elle fut une actrice extraordinaire de l’Histoire égyptienne et qu’elle fut, de plus, la reine la plus titrée de la dynastie, peut-être même de tout le Nouvel Empire. Enfin nous pouvons établir que, comme cela a toujours été pressenti, Tiyi ne fut pas une « simple » reine. Notre étude établit clairement qu’elle joua un rôle important aux côtés de son mari et qu’elle peut être considérée comme la véritable contrepartie féminine du roi, plus particulièrement lors des fêtes-sed de la fin du règne. Le présent travail tente de dresser un bilan exhaustif de ce qui est actuellement connu sur la reine, afin de pouvoir servir de base à de futurs travaux concernant cette période de l’Histoire égyptienne.
  23. In molti contesti preistorici e protostorici italiani sono largamente rinvenuti resti strutturali in terra e conglomerati architettonici combusti o parzialmente cementati. La loro caratterizzazione tecnologica è un passo importante per ottenere dati rigurdanti la paleoeconomia, lo sfruttamento delle risorse e l’esistenza di tradizioni costruttive su scala locale o regionale. L’integrazione al protocollo di analisi tecnologica di osservazioni effettuate ad occhio nudo o con microscopio ottico su sezioni levigate può aiutare ad una migliore comprensione dei resti in una fase intermedia dello studio, successiva alla loro caratterizzazione morfologica ed al riconoscimento di classi di impasto, ma preliminare all’approfondimento dello studio per mezzo di analisi specialistiche. La realizzazione su alcuni campioni di una sezione rettificata e polita (sezione levigata) permette infatti di descrivere con maggiore completezza l’organizzazione e la natura dei componenti, nonché le alterazioni subite dal materiale, ad esempio in caso di esposizione al calore. Si tratta dunque di associare le caratteristiche osservate ai meccanismi di deformazione della materia e a gesti specifici, che una volta messi in sequenza potranno permettere di ricostruire materie prime utilizzate, tecniche e catene operative. Qualche osservazione rilevante può riguardare anche le dinamiche di funzionamento delle strutture o il loro ingresso nel record archeologico. Sono qua presentati alcuni casi studio e chiavi di lettura preliminari, da completare ed affinare con l’avanzamento delle ricerche. Le prime applicazioni di tale tecnica hanno fornito risultati incoraggianti, soprattutto per il rapporto positivo tra massa di dati prodotta e costo finanziario ridotto.
  24. One contribution of 16 to a theme issue 'From DNA barcodes to biomes'. Over the last few centuries, many cetacean species have witnessed dramatic global declines due to industrial overharvesting and other anthropogenic influences, and thus are key targets for conservation. Whale bones recovered from archaeological and palaeontological contexts can provide essential baseline information on the past geographical distribution and abundance of species required for developing informed conservation policies. Here we review the challenges with identifying whale bones through traditional anatomical methods, as well as the opportunities provided by new molecular analyses. Through a case study focused on the North Sea, we demonstrate how the utility of this (pre)historic data is currently limited by a lack of accurate taxonomic information for the majority of ancient cetacean remains. We then discuss current opportunities presented by molecular identification methods such as DNA barcoding and collagen peptide mass fingerprinting (zooarchaeology by mass spectrometry), and highlight the importance of molecular identifications in assessing ancient species' distributions through a case study focused on the Mediterranean. We conclude by considering high-throughput molecular approaches such as hybridization capture followed by next-generation sequencing as cost-effective approaches for enhancing the ecological informativeness of these ancient sample sets. This article is part of the themed issue 'From DNA barcodes to biomes'.
  25. La campagne de fouille de 2016 au Frankenbourg a permis de dégager et d’étudier le plan quasiment complet de la porte qui franchissait l’enceinte inférieure. Celle-ci se présente sous la forme d’un petit couloir de 4,25 m de long et 6 à 8 m de large, formé par une simple interruption du rempart. Une superstructure, située en arrière de ce couloir enjambait l’accès et surplombait une voie constituée de deux chaussées. Le mobilier découvert, bien que non encore étudié de façon aboutie, permet de dater cette installation de La Tène finale. Il met également en évidence une occupation antérieure, qui remonte certainement au premier âge du Fer, dont aucune structure n’a pour l’instant été mise au jour. Le levé micro-topographique du versant ouest du Frankenbourg a également été poursuivi.
  26. La réalisation d’une fouille de sauvetage urgent dans le cadre des travaux liés au gazoduc «Artère du Midi » a permis d’explorer sur environ 3000 m2 un site du haut Moyen Age et d’identifier l’un des premiers fonds de cabane typiques du Languedoc méditerranéen. Celui-ci est présenté dans le détail et réinséré dans le contexte général du site exploré d’une part et dans les dynamiques du peuplement local d’autre part. L’étude laisse entrevoir l’enracinement d’un établissement rural à partir de la fin du VIe s. dans un paysage qui n’avait comporté auparavant aucun centre domanial majeur. Les textes n’évoquent la villa Plaxano qu’à partir des années 830.
  27. Le Pr. Nicolas Grimal a livré dans deux publications, en 2006 puis en 2009, les fac-similés, la traduction et un commentaire des blocs des Annales de Thoutmosis III qui avaient été remployés, en superstructure comme en fondation, par Séthy II lors du réaménagement ramesside du mur sud de cour du VIe pylône. À l’occasion du démontage de « l’arche fortuite » et de ses fondations, de nouveaux blocs étaient en effet venus s’ajouter à ceux déjà repérés par G. Legrain et dont les parties accessibles avaient été publiées par K. Sethe dans les Urkunden.
  28. Notice scientifique concernant deux cabanes excavées de l'Antiquité tardive et du premier Moyen Âge sur l'établissement de Saint-Martin à Gruissan (Aude)
  29. Depuis le XXe siècle, les archéologues et les historiens se sont intéressés à l’emplacement des sites, aux structures et aux hommes spécialisés dans la production de céramiques et de matériaux de construction en Gaule. Les sources sont diverses : textes anciens, épigraphie, iconographie, comptes rendus des interventions sur les structures de production et études de mobilier.L’ensemble des données pour les IVe, Ve et VIe siècles a été rassemblé au cours de ce travail de cinq ans et demi. Une base informatique a notamment été construite pour définir les ateliers et les zones de productions avérés, incertains ou mal datés, en activité en partie ou sur toute la période étudiée (2055 notices).L’argile et le bois, ainsi que la proximité de grandes voies de communication sont des éléments décisifs pour comprendre l’installation et l’évolution de la plupart des ateliers. Néanmoins, d’autres facteurs interviennent : la présence de réseaux de négociants, la vitalité et l’évolution économique et politique de la région lors de l’implantation de l’atelier, ainsi que le statut des terrains d’installation et parfois des mesures législatives.Les structures artisanales et les techniques utilisées demeurent classiques sur les trois siècles étudiés. Toutefois, l’évolution de l’économie et de la consommation céramique entraine la diminution des dimensions des aménagements. De même, certaines structures sont désormais plus souvent utilisées, tandis que les fours, certains supports de soles, auparavant rares ou inédits, ont pu être mis en évidence. Certaines techniques de façonnage et de décoration, ainsi que des modèles de cuisson deviennent également plus courants.La densité des ateliers souligne l’importance et l’évolution politique et économique des régions au cours des siècles étudiés. La vitalité ou le déclin de l’artisanat céramique dans certaines régions coïncide ainsi avec les déplacements des points stratégiques de l’économie et du pouvoir politique en Gaule.
  30. Les recherches réalisées dans le cadre d’une thèse de doctorat intitulée « Vivre et produire dans les campagnes de la colonie de Valence (IIe s. av. - VIe s. apr. J.-C.) » ont fourni de nouvelles données concernant les ateliers de potiers et de tuiliers de ce secteur. Ce poster, présenté lors du congrès de la SFECAG d'Autun le 5-8 mai 2016, expose ces données de manière succincte. Pour davantage d'informations, le lecteur est invité à se reporter à la publication de cette thèse parue aux éditions Mergoil en 2016.