2014

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  2. Les différentes facettes de la nature fortement sexuée du dieu Seth sont largement évoquées dans les sources égyptiennes et ce, depuis les traditions les plus anciennes. Partant, on peut s’étonner du fait que, parmi les nombreux surnoms du dieu, aucun ne semble faire clairement état de ce trait distinctif. L’analyse porte ici sur le terme nhr, surnom de Seth principalement attesté dans le Livre de protéger la barque-nechemet, et communément rendu par « le Méchant » ou « le Terrifiant ». Or, l’enquête semble révéler un champ sémantique sans doute plus en phase avec la forte nature sexuelle du dieu.
  3. Quelques remarques à propos d’un article récent publié dans le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale. Celles-ci concernent l’utilisation d’objets d’époque pharaonique à valeur prophylactique.
  4. L’article présente une stèle d’un modèle rare : imitant l’iconographie des cippes d’Horus, l’objet montre une Isis sur les crocodiles. Le texte du verso, proche du texte A de Daressy, souligne par des formules inusitées le rôle d’Isis magicienne protectrice de son enfant Horus.
  5. La fouille préventive de Château l'Arc à Fuveau a permis la mise en évidence d'une occupation du Néolithique moyen principalement représentée par des fosses-silos mais aussi par d'autres creusements à la fonction moins précise et quelques trous de poteaux. Le mobilier céramique est peu caractéristique mais autorise une attribution chronologique à la première moitié du 4 e millénaire, ce que confirment les résultats de deux analyses radiocarbones et l'étude de l'industrie lithique. Celle-ci porte notamment sur un ensemble remarquable de 363 pièces issues d'une même fosse. La comparaison de cette occupation avec les données du diagnostic du site voisin de Favary laisse augurer d'une longue occupation de ce secteur de la vallée de l'Arc durant le Néolithique moyen. Abstract The rescue excavation of the site of Château l'Arc (Fuveau, Bouches-du-Rhône, France) led to the discovery of a Middle Neolithic occupation mainly represented by storage pits, along with other dug features and a few post holes. Though the ceramic artefacts display few characteristic features, it is possible to attribute them to the first half of the 4 th millennium, as confirmed by the results of two radiocarbon dates and the study of the lithic industry. In particular, the latter study concerns a remarkable collection of 363 pieces originating from the same pit. Comparisons of this occupation with the data yielded by the archaeological evaluation of the neighboring site of Favary, suggest a long occupation of this area of the Arc valley during the Middle Neolithic period.
  6. En 2011, l'opération archéologique menée sur la Zac du Forum des Carmes à Nîmes (Gard) a révélé les vestiges denses de l'occupation antique et médiévale aux abords de la ville. Les données acquises attestent la présence qu'un important chantier de matériaux fera disparaître à la fin du IV e ou au début du V e s. Après un long hiatus, le couvent des Carmes est établi sur le site à la fin du XIII e s. Il accueille notamment un vaste cimetière. Le site, à quelques 800 m de l'oppidum gaulois, est rural et cultivé au II e s. av. n. è. Il est alors traversé par deux voies, la Domitienne au nord-qui surmonte les fossés d'un parcellaire antérieur et relie Beaucaire à Nîmes-et une autre route au sud qui semble éviter l'oppidum et le contourner. Cette dernière est bordée par un ensemble funéraire regroupant des tombes en faible nombre mais à mobilier précieux. Au début du I er s., une autre occupation funéraire voit le jour le long de la voie Domitienne. Elle est organisée en enclos qui reçoivent des mausolées dont la construction s'étage dans le temps. Des tombes plus simples occupent le fond des parcelles funéraires ; ce sont principalement des dépôts secondaires de crémation. Entre 70 et 90 on assiste à l'abandon d'un premier mausolée mais les élections de sépultures se poursuivent, en moindre nombre et surtout en inhumation jusqu'à la fin du II e s. Les enclos funéraires sont mitoyennes d'un établissement artisanal de tannerie et de pelleterie fondé vers 40 de n. è. et actif jusque dans le courant de la seconde moitié du II e s. Les parties qui en ont été dégagées correspondent à des espaces de production dont les équipements (des cuves, un four et un puits) ne cessent d'être restaurés. Entre l'établissement et l'enceinte urbaine, se développe une grande carrière d'extraction de terre exploitée dans les deux ou trois premières décennies de notre ère et qui sert ensuite de dépotoir pour les habitants du quartier mais surtout à ceux de la ville. La carrière devient ensuite, alternativement, une zone d'emprunt de matériaux et de déblais de gravats. Au tournant des IV e et V e s. de n. è., le site est à nouveau et brièvement occupé. Un ou deux bâtiments sont dressés, ainsi qu'un hangar pour les ouvriers et les matériaux d'une vaste entreprise de récupération des pierres du site. C'est à ce moment-là que les enclos et les mausolées sont abattus et disparaissent du paysage. Après un long hiatus, le site est réoccupé à la fin du XIII e s. par les frères Carmes qui y font bâtir leur couvent. L'emprise de l'établissement religieux fouillée en 2011 couvre une partie d'un vaste cimetière. Celui-ci n'est pas d'un seul tenant mais divisé en plusieurs secteurs qui ont été aménagés progressivement. Un campo santo est installé à la fin du XIII e s. ou le début du XIV e s. Il est bordé de trois puis de quatre galeries délimitées par des caveaux et des arcades, puis, au-delà par des espaces funéraires en aire ouverte. À l'est, un bâtiment également funéraire le ferme. La partie septentrionale du cimetière a reçu un monument imposant décoré de scènes de deuil et à vocation manifestement oratoire. La population ensevelie aux Carmes se caractérise par sa relative jeunesse et par la fréquence des pathologies qui laissent supposer qu'elle est principalement issue d'une classe éprouvée, laborieuse. L'historiographie indique la destruction du couvent par les religionnaires dans les années 1560 et l'archéologie atteste un saccage des monuments ornés du cimetière, une remise en état partielle, puis une destruction programmée du site avec récupération de tous ses matériaux, du sol (dalles de pavage) aux toits (tuiles). Seules des pierres moulurées, de remploi plus malaisé, ont été laissées sur le site. Elles témoignent d'élévations dressées en calcaire blanc avec des baies à remplages de style gothique. Après le départ des frères Carmes, le site reste en friches ou en culture quelques décennies. Au XVII e s. il est traversé par l'enceinte de Rohan. Au XVIII e s. les Carmes reprennent possession de leur enclos et y font dresser une église et un bâtiment conventuel qui deviendront théâtre puis grand magasin aux XIX e et XX e s.
  7. Le village de plaine en Languedoc oriental au premier Moyen Âge est principalement construit en matériaux périssables avec des toitures de végétaux et des murs de terre crue qui ont laissé peu de traces détectables, même par l’archéologie. Prospections, études d’archives et plusieurs découvertes récentes permettent d’en percevoir le nombre, la forme, l’évolution et l’économie. Entre le IXe et le XIIe siècle, les villages de plaine sont de taille et de morphologie comparables et forment un maillage dense, étant implantés à un ou deux kilomètres de distance. Ce ne sont pas des fondations ex nihilo : ils paraissent succéder aux villas antiques dont ils occupent les terroirs, avec un léger déplacement et une transformation topographique lente. Cela se traduit par la division, dès le Ve siècle de notre ère, de l’établissement domanial unitaire antique en multiples exploitations regroupées de manière lâche d’abord, puis, à partir du IXe siècle environ, de façon plus dense et groupée autour de l’église. Parallèlement au groupement des maisons, on assiste à la formation d’un vaste quartier de stockage des récoltes en silos qui est systématiquement aménagé aux abords du village et qui est manifestement géré par la communauté des villageois. Outre l’aire d’ensilage, l’église et le cimetière sont également d’usage partagé, de même que certains puits et fours. Dans les villages qui perdurent au-delà du XIIe siècle et qui se fortifient, le rempart est également un ouvrage collectif, bâti et entretenu par l’ensemble des habitants. La maison de village présente un plan simple, de forme rectangulaire, d’une à quatre pièces. Sa superficie varie de 25 à 100 m2 ; le plus souvent elle est autour de 50 m2. Elle dispose souvent d’un vide sanitaire et d’un plancher de bois, d’un foyer et plus rarement d’une cheminée ou d’une cave. L’économie villageoise est principalement agricole, c’est-à-dire céréalière et viticole. L’élevage est pratiqué, notamment celui des ovicaprins pour leur viande, leur lait et leur laine. L’artisanat est varié sans doute largement à usage autarcique. Certains produits cependant sont échangés, ce qu’atteste la présence d’objets et de monnaies signalant un commerce direct ou indirect jusqu’en Afrique du Nord, Italie, Espagne et Anjou.
  8. L’établissement du Mas Desports est localisé sur une légère éminence bordant l’ancien rivage de la corne nord-orientale de l’étang de l’Or, en petite Camargue. Les prospections menées à la fin des années 1980 par Claude Raynaud et François Favory ont mis en évidence sept zones de concentration de mobilier avec une première occupation datée du Néolithique et une réoccupation au milieu IIe s. av. J.-C. jusqu’à nos jours. Mas Desports présente – en sus de son nom – tous les caractères d’un établissement portuaire : topographie d’interfluve, situation sur les axes majeurs de circulation. Ces caractères ont été confirmés et amplifiés par les prospections archéologiques qui ont mis l’accent sur la multiplicité, l’étendue et la hiérarchisation des secteurs occupés, ainsi que sur la densité des fragments de céramique d’importation méditerranéenne. La position centrale du Mas Desports au sein du peuplement littoral du Languedoc oriental a, en partie, justifié une nouvelle opération de prospection durant l’automne 2012, afin de compléter et préciser la documentation.
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  12. Recherches sur une catégorie de céramiques liées au commerce du poisson.
  13. In this case study, we analyze stable isotope signatures of ancient charred plant and faunal bone remains from Middle-Late Neolithic Kouphovouno in order to investigate the crop cultivation and animal husbandry practices employed by the early farmers. Previous work on the nature of Neolithic agriculture has shed light on the symbiotic relationship in which plant and animal husbandry strategies may function. For example, the by-product of crop cultivation can be used as fodder to feed the animals and the by-product of the animals, dung, can be used to fertilize the soils in which the crops are grown.1 But just how this inter-dependent strategy was maintained remains to be investigated on a case-by-case basis. Our aim is to use isotopic evidence to address questions of how intensively the cereal and pulse crops were managed, what the diets of the livestock were and how the farmers at Kouphovouno made use of the surrounding landscape for the grazing of animals. These results are interpreted in light of dental micro- and mesowear analysis carried out on the same faunal assemblage. Together, the two strands of information enable us to make inferences about which foods the animals may and which they may not have consumed
  14. Les études d’archéozoologie classiques ne peuvent répondre à certaines problématiques, notamment l’alimentation des troupeaux et la gestion des ressources qui en découle. La gestion des troupeaux et des ressources qui leur sont allouées est le reflet des pratiques agropastorales, et peut varier selon les régions, l’environnement, les cultures, la chronologie, la saison,... Certains événements historiques sont susceptibles de modifier les pratiques de gestion des troupeaux, et donc d’avoir un impact sur l’alimentation des troupeaux, et de l’environnement végétal autour des habitats. L’objectif de cette contribution est d’étudier l’alimentation des ongulés herbivores de la triade domestique (bovins, ovins, caprins), à l’aide de la méthode des micro-usures dentaires (traces microscopiques laissées par les aliments sur la surface des dents). L’étude se concentrera sur deux sites de Grèce, Angelohori et Archontiko, en Macédoine occidentale. La méthode des micro-usures dentaires permet de caractériser l’alimentation d’un individu quelques jours avant sa mort. Son application sur des populations d’ongulés domestiques est à même de fournir des informations sur la gestion des troupeaux durant l’Age du Bronze dans le nord de la Grèce. La mise en évidence des préférences alimentaires du bétail nous amènera à réfléchir sur les pratiques de gestion, mais aussi sur les milieux environnants.
  15. Les fouilles menées sous l’égide de l’École française d’Athènes, de 1974 à 1990, dans l’habitat mésohelladique de l’Aspis d’Argos découvert par W. Vollgraff au début du XXe siècle, et surtout les recherches complémentaires effectuées au cours de ces toutes dernières années, permettent d’entrevoir certains aspects des rapports entre les populations et leur environnement pendant une période – l’Helladique Moyen – qui est encore très mal connue de ce point de vue. On donnera ici un aperçu préliminaire de ces données, qui sont pour la plupart en cours d’étude.
  16. Les études des relations qu’entretiennent l’Homme et son milieu ont bénéficié ces dernières années de la multiplication des recherches menées sur les sites préhistoriques et protohistoriques en Grèce septentrionale. L’exploitation du monde animal est l’un des piliers de l’économie de ces sociétés. Une meilleure compréhension des modalités de gestion de la faune domestique et de la faune sauvage demeure donc indispensable afin de mieux comprendre leur fonctionnement. L’objectif de ce travail est de mettre en évidence ces modalités à travers l’analyse des restes fauniques provenant du site d’Angelochori en Macédoine occidentale. Quelles espèces ont été exploitées ? De quelle manière ont été gérés les troupeaux ? Des choix particuliers ont-ils été effectués et dans quel but ? Voici les questions qui seront abordées. Dans cette optique, ces assemblages osseux constituent un parfait exemple de ces phénomènes en Grèce septentrionale durant le Bronze Récent.
  17. In 2012, excavations in the Kition-Pervolia Iron Age necropolis led to the discovery of an intact rock-cut tomb, which was used for several burials in the 5 th century B.C. Among the 14 individuals buried in the chamber, the remains of two children were found, obviously in association with remains of a goose. This article presents the results of a collaborative study led by archeozoologists (A.G, F.B and L.G.P.), in collaboration with an archaeologist (S.F.) and an anthropologist (N.D.). It addresses the general context of the tomb and of its findings and concentrates on the process and meaning of the goose deposition.
  18. La réalisation d’un diagnostic sur le site de Basi inscrit dans la Carte Archéologique Nationale sous le no de 2A276 0003 a été motivée par un projet d’édification de deux gîtes ruraux sur deux légers replats déboisés situés sur le flanc oriental de la colline. La colline de Basi, située à proximité du hameau de Stiliccione est une petite éminence rocheuse parsemée de chaos granitiques culminant à un peu plus de deux cents mètres sur la rive droite du Taravu . Le site archéologique est plus particulièrement localisé sur le sommet et le versant sud-est de la colline. Il occupe une situation dominante, offrant un large point de vue sur toute la vallée et notamment sur les gisements de Filitosa, I Calanchi et Campu Stefanu (commune de Sollacaro), situés sur la rive gauche du fleuve et qui ont tous trois connus, au moins pour partie, des occupations contemporaines de celles de Basi.
  19. Le projet de Lattes intervient à la suite d’initiatives similaires dans le bassin méditerranéen. Son objectif est de donner une image réelle et donc muséographique d’une maison de la fin de l’Âge du Fer et d’apprendre à travers elle les procédés de construction autant que la fouille d’une architecture de terre crue. Le projet s’inspire d’une maison fouillée sur le site qui réunit trois corps de bâtiments : la difficulté a été de choisir comment restituer les parties hautes et quel type de couverture adopter, sachant que peu d’éléments archéologiques permettaient de trancher. Le choix du type méditerranéen des toitures plates s'est révélé adéquat pour résoudre les problèmes de jonction entre les différents corps de bâtiment et pour son adaptation au milieu urbain dense. Le montage des murs s’effectue avec l’appui de professionnels et de bénévoles, majoritairement avec de la terre du site, selon les techniques de la bauge normande, des boulettes projetées et du pisé. Un effondrement de deux poutres soutenant la toiture a été restauré à l’aide d’adobes. Des essais, en marge de la restitution de la maison, ont permis d’évaluer la productivité d’une technique par rapport à une autre et, en laissant se dégrader les constructions, de les étudier par des techniques de fouille. Le bilan après ces six campagnes offre une réflexion sur les principes constructifs autant que sur l’organisation sociale du travail (professionnels/hommes-femmes-enfants/temps/entretien, etc...) et reste à poursuivre.
  20. Cet article, présenté en deux parties, présente les fouilles et les études pluridisciplinaires menées à Tell Al-Rawda (Centre-ouest de la Syrie, Bronze ancien IV) et dans ses environs entre 2007 et 2010.
  21. Compte-rendu de la deuxième journée d'études consacrée aux objets de luxe importés de l'océan Indien dans le monde méditerranéen. Cette étude aborde le cas de deux produits fournis par la mer : les perles naturelles et l'écaille de tortue.
  22. Le indagini archeologiche sulla collina di Castello di Annone hanno restituito una notevole quantità di frammenti di terra consolidati da fenomeni di combustione. L'analisi di questi resti ha permesso di individuare alcune delle caratteristiche costruttive di epoca neolitica e la presenza di forni mobili databili all'età del Ferro.
  23. Les recherches menées sur l’oppidum de Pech Maho à Sigean (Aude, France) ont principalement documenté la phase récente du site (fin ive-fin iiie s. av. J.-C.). C’est en particulier le cas du quartier méridional ou îlot I, adossé au rempart, qui comporte alors plusieurs bâtiments abritant un certain nombre de fonctions économiques, entre stockage et travail du métal. Le réexamen des données de fouille anciennes concernant l’une des maisons de ce quartier, interprétée jusque là comme une probable résidence de marchand ou d’artisan, invite aujourd’hui à en proposer une nouvelle lecture. L’attribution à un dispositif artisanal d’une meule de dimensions importantes mise au jour dans ce contexte témoigne en effet d’une activité de mouture dépassant les besoins d’une simple maisonnée. La confrontation avec le reste du mobilier, notamment céramique, évoque ainsi un espace spécialisé associant la mouture à d’importantes capacités de stockage et de redistribution. Enfin, l’emploi intense de l’écriture ibérique doit ici être mis en relation avec la tenue de comptes et, plus généralement, avec la vocation économique de ce bâtiment. Le degré de spécialisation de ce dernier renvoie de manière plus générale au mode de fonctionnement et à l’organisation interne de ce site à vocation emporique, caractérisé par l’omniprésence des activités d’échange et de production, pour certaines manifestement contrôlées par les représentants d’un pouvoir local.
  24. Plusieurs rituels ont été identifiés parmi les nouveaux papyrus hiératiques exhumés sur le site de Tebtynis, en particulier les premiers actes du rituel du culte divin journalier qui consistent en la préparation et la purification du souverain (i.e. de l’officiant). Ces éléments ne sont pas conservés dans les deux versions publiées récemment par Gl. Rosati et J. Osing ; ils s’apparent très fortement à ceux développés dans le pBerlin 13242 publié par S. Schott et un autre fragment inédit conservé à Copenhague (pCarlsberg 658).
  25. De la source à la mer, sur 95 kilomètres, la vallée du Vidourle traverse les différents aspects du géo-système bas-languedocien. Cévennes et bassins sub-cévenols, collines calcaires, garrigue, Camargue s'y juxtaposent en un paysage diversifié. Cet amphithéâtre naturel constitue donc un terrain d'étude privilégié, pour l'étude spatio-temporelle du peuplement de l'âge du Fer à l'an Mil. Occupée depuis des millénaires, cette vallée présente une fenêtre d'une grande richesse sur le passé, permettant de s'interroger sur le comportement de l'Homme vis-à-vis d'un fleuve, à travers ses déplacements et sa façon d'aménager le territoire, mais également d'apporter des éléments de réponse sur le/les rôles du cours d'eau dans cet aménagement. Appuyé sur de nombreux travaux archéologiques déjà avancés (fouilles, prospections, analyses géomorphologiques), ce travail a été complété par de nouvelles études de terrain dans la haute vallée du fleuve, venant élargir nos connaissances sur le peuplement et ayant permis de constituer une base de données de 832établissements sur laquelle se fonde cette analyse. Alliant archéologie, histoire et géographie, ainsi que l'emploi de méthodes d'études reconnues (S.I.G., statistiques etc.), cet axe de recherche met en avant la volonté de proposer un bilan de la question de la dynamique du peuplement dans la vallée du Vidourle. Le cadre chronologique très large accentue ce désir et permet d'avoir une vision plus complète de l'histoire de l'occupation humaine.
  26. Ce travail est une démarche d'évaluation des industries du Badegoulien en Auvergne au travers d'une analyse techno-typologique fine des séries de deux gisements : la grotte du Rond-du-Barry (Haute-Loire) et le site de plein air de la Contrée Viallet (Allier). Les caractères marquants et ceux plus discrets de ces industries ont été identifiés et comparés à ceux d'autres gisements de l'espace régional (Cottier, la Roche à Tavernat, Le Blot, la Goutte Roffat, la Grange Jobin et la Faye Godet). Nombre de chaînes opératoires ont été reconstituées en fonction de la variété des matériaux exploités. Il en ressort la mise en évidence de la souplesse technique du Badegoulien.En Velay, dans la grotte du Rond-du-Barry, le niveau F2 présente une diversité de faciès culturels du Badegoulien. Le Badegoulien ancien s'y caractérise par l'abondance des outils composites, l'absence de raclettes et par une production laminaire de supports épais. Le Badegoulien récent est marqué par des traditions techniques variées, en lien avec le sud du Bassin parisien et l'espace méditerranéen.Les sites de plein air du Bourbonnais (La Contrée Viallet et la Faye Godet), montrent la diversité technique du Badegoulien auvergnat : débitage d'éclat sur face inférieure de gros support éclat (méthode Kombewa), production lamellaire autonome, débitage sur tranche transversale et longitudinale d'éclat, débitage lamellaire sur face inférieure (pièce de la Bertonne).L'ensemble de ces données, intégrées à celles des autres sites du Velay (La Roche à Tavernat, le Blot, Cottier) et du Forez (La Goutte Roffat, la Grange Jobin) permettent de proposer une structuration de l'espace auvergnat au Badegoulien, entre plaine et montagne.
  27. Les micro-usures dentaires sont un outil permettant la reconstitution des régimes alimentaires de nombreuses espèces, notamment les herbivores. L'efficacité de cette méthode a été prouvée dans le cas d'espèces sauvages, mais peu d'études ont été effectuées sur des populations domestiques. L'interprétation des résultats repose sur des référentiels qui n'existent pas en contexte domestique, où l'alimentation des troupeaux est influencée par l'éleveur. La création de ce référentiel est nécessaire pour interpréter les résultats d'espèces domestiques, et notamment en archéologie pour étudier les modes de gestion des troupeaux d'espèces herbivores de la triade domestique (bovin, ovin et caprin). Sa création est l'objectif de cette étude, avant son application à des ensembles archéologiques de trois sites du sud de la France, Lattara, le Castellas et les Terriers. Le référentiel a mis en évidence une influence climatique forte à l'échelle du continent européen, tandis qu'à l'échelle du site des facteurs anthropiques ou saisonniers sont observés. L'étude des restes des sites archéologiques montre des modes d'élevage extensifs, avec des zones d'alimentation distinctes entre les troupeaux de caprinés et de bovins. Une évolution dans l'alimentation des bovins s'observe au troisième siècle avant notre ère à Lattara uniquement, liée à une probable réorganisation économique et donc agropastorale, en relation avec une forte augmentation démographique. Un élevage à deux échelles, familiale et tournée vers le commerce est envisagé à partir de cette période. Enfin certains assemblages semblent indiquer des abattages sur des intervalles temporels réduits.
  28. La campagne de fouille 2014 menée sur le site de Lattes / St-Sauveur, l’antique Lattara, a porté sur la zone 1, délimitée par un caisson de palplanches destiné à pouvoir travailler sous le niveau de la nappe phréatique. Cette zone, dont la fouille a débuté en 1983, a pour objectif d’atteindre les niveaux de fondation du site dont la chronologie est désormais fixée au tout début du Ve s. av. n. ère, du moins au vu des résultats acquis dans les deux fenêtres ouvertes sur les niveaux anciens, à savoir cette même zone 1 (à l’Est) ainsi que la zone 27 (au Sud). Après une interruption en 2013 pour des raisons techniques liées à l’affaissement partiel des palplanches protégeant la zone de fouille, les travaux ont ici repris en 2014 avec pour objectif de finaliser l’exploration des niveaux de la première moitié du Ve s. av. n. ère, partiellement atteints depuis 2009 et correspondant à deux phases (1S et 1R) couvrant respectivement le premier et le deuxième quart de ce siècle. Cet objectif n’a été que partiellement atteint en raison de l’extrême complexité de la stratigraphie et des contraintes liées à un milieu humide qui a entrainé la conservation par imbibation de bon nombre d’éléments organiques, et notamment d’éléments d’architecture en bois. La grande richesse de ces mêmes niveaux en termes de macrorestes a en outre justifié une attention particulière aux prélèvements destinés aux études paléoenvironnementales, ralentissant d’autant le rythme de la fouille. Au vu des résultats acquis, mis en perspective avec l’ensemble des données acquises pour cette période depuis 2009, il est néanmoins possible, non seulement de dresser un bilan exhaustif de la phase 1R (v. -475/-450) mais encore d’appréhender les caractères principaux de l’occupation archaïque correspondant à la phase 1S (v. -500/-475). Le substrat a été atteint sur près d’un tiers de la zone de fouille et confirme les observations antérieures réalisées par le biais de carottages. La fondation de Lattara intervient sur une étroite langue de terre issue d’une progradation du delta du Lez, caractérisée par des apports de sables fins et de limons. Le lobe deltaïque ainsi formé émerge d’à peine quelques dizaines de centimètres au-dessus du niveau marin. L’ensemble de l’espace disponible semble occupé dès cette période durant laquelle un premier rempart est édifié selon un tracé qui ne connaît apparemment pas de changements durant le second âge du Fer. La phase ancienne (1S) a livré suffisamment d’éléments permettant de fixer sa chronologie dans les premières années du Ve s. av. n. ère. Cette phase est donc contemporaine de celle caractérisée dans la zone 27 par l’existence d’un quartier bâti selon des schémas proprement exogènes, en l’occurrence méditerranéens, et manifestement occupé par une population Etrusque. Or, il apparaît que la zone 1 témoigne d’un schéma distinct. Tout d’abord, ce quartier ne semble pas avoir été urbanisé au même moment, mais plutôt durant les dernières années de cet intervalle chronologique. En témoigne un premier état, encore mal défini, caractérisé par la simple mise en place de remblais destinés à viabiliser un terrain déjà manifestement soumis à d’importantes remontées de la nappe phréatique. Ces travaux témoignent a minima d’une entreprise raisonnée et planifiée, qu’il faut rattacher à ce processus volontariste plus global qui accompagne la fondation du site, avec d’importants travaux de construction lés au rempart ou à encore à certains quartiers érigés de manière précoce. Par la suite, un épisode caractérisé par de nouveaux remblais plus ou moins massifs et une série d’aménagements temporaires, associés à des architectures légères sur poteaux témoigne d’une activité intense qui préfigure très directement, voire correspond à la mise en œuvre d’un chantier de construction. Ce dernier voit la réalisation de bâtiments quadrangulaires sur solins de pierre, munis de banquettes en terre massive. Il semble que les plans reconnus correspondent à des maisons à plusieurs pièces, mais les seules mesures réalisables concernent une pièce de plan rectangulaire de 9 m de long pour 6 m de large. Ces constructions renvoient à un plan d’urbanisme préconçu selon une trame strictement N/S et E/O. Ni cette orientation, ni la morphologie des constructions ne coïncident exactement avec celles du quartier étrusque de la zone 27. Elles témoignent malgré tout de l’emploi de schémas et de techniques méditerranéennes alors inconnues en contexte indigène pour le Languedoc oriental. Le fait marquant est que ce chantier de construction n’a pu être mené à son terme. La stratigraphie est sur ce point très explicite, nous montrant que ces bâtiments, de même que leurs aménagements internes, n’ont pas été achevés. Autrement dit, une rupture franche synonyme d’abandon intervient ici vers la fin de la séquence, vers les années -475. Cette rupture est donc contemporaine de l’incendie du quartier méridional et tend à confirmer le caractère généralisé d’un épisode marquant dont l’interprétation est ambigüe, même si l’hypothèse d’une éviction de la composante étrusque à l’initiative des Grecs de Marseille demeure possible. En outre, les premières données relatives au faciès mobilier nous livrent ici une image sensiblement différente de celle observée dans le quartier étrusque. Un faciès apparemment bien plus indigène caractérise la zone 1, différence accentuée quant à l’acceptation des produits et ustensiles méditerranéens puisque le vin étrusque est ici loin d’être le seul à avoir été consommé et le bucchero nero tardif, bien représenté dans la zone 27, est ici délaissé au profit de la céramique attique. La céramique commune étrusque est également minoritaire, tandis qu’aucun graffite ne permet d’envisager la présence sur place de Tyrrhéniens, a contrario encore une fois de ce que l’on observe dans le quartier méridional. L’interprétation de ces différences doit être approfondie, mais il semble désormais clair que la composante indigène a bel et bien été intégrée dans ce projet que constitue la fondation de Lattara, aux côtés des Etrusques, voire d’autres intervenants méditerranéens. La phase suivante (1R) est synonyme de rupture, du moins sur le plan architectural. Une trame lâche caractérise alors l’habitat où, dans un premier temps, n’est attestée qu’une maison absidiale en torchis sur poteaux porteurs associée à un enclos et diverses palissades délimitant les abords de l’habitation. Or, sur un intervalle de temps qui couvre au mieux un quart de siècle, on assiste à des remaniements successifs très rapprochés dans le temps. Ces derniers permettant de distinguer plusieurs états pour ce quartier, de sorte que l’on assiste rapidement à la construction de nouveaux bâtiments en bauge et pour partie sur solins de pierre où coexistent désormais formes absidiales et quadrangulaires. On note également que le schéma d’organisation de ce quartier, au-delà des remaniements successifs, se traduit par une certaine stabilité. Une entité fonctionnelle cohérente se dessine en effet autour de l’habitation de plan bi-absidial, reconstruite à l’identique à l’emplacement du premier édifice en torchis. Cette maison ouvre au sud sur un espace aménagé à plusieurs reprises et dédié en priorité aux activités culinaires, tandis que la partie orientale de la zone voit l’implantation d’enclos à bestiaux ou de petites constructions annexes. Ce quartier témoigne d’une occupation dense de l’espace dont le caractère a priori peu structuré doit être fortement relativisé. Le fait qu’existe une trame lâche où voisinent plusieurs entités fonctionnelles (familiales ?) distinctes, n’implique nullement qu’une forme de lotissement n’ait pas régi la réinstallation sur place d’une population à forte consonance indigène. Irait dans ce sens la permanence du schéma d’organisation de ce quartier qui a pu résulter de l’existence de limites, malheureusement non identifiables en raison de l’exigüité de l’espace fouillé. On peut également s’interroger sur le caractère strictement indigène de cette phase, plusieurs indices matériels évoquant une certaine « familiarité » avec le monde grec. Il est d’ailleurs parfaitement envisageable que les Grecs, et plus particulièrement ceux de Marseille, aient accompagné ce qui apparaît comme une refondation du site. Quoi qu’il en soit, à l’image de ce qui a été vu dans la zone 27, cette phase de réinstallation du deuxième quart du Ve s. av. n. ère présente un caractère indigène très marqué. Il convient néanmoins de relativiser l’aspect très traditionnel des architectures alors mises en œuvre, tout d’abord parce que la zone 1 révèle sur ce point certaines originalités, d’autre part parce que cette phase doit, de manière plus globale, être comprise comme étant transitoire, faisant qu’ont été privilégiées des solutions rapides à mettre en œuvre. Autrement dit, nous avons là l’image d’une installation pensée comme étant temporaire, en attente de la mise en œuvre ou du développement d’un nouveau programme urbanistique d’ampleur, qui intervient précisément à partir du milieu du Ve s. av. n. ère et selon des rythmes différents d’un quartier à l’autre. Le faciès mobilier de la phase 1R est également singulier au regard des données disponibles pour la zone 27. En effet, si la vaisselle est largement dominée par la céramique non tournée indigène, les proportions sont malgré tout bien moindres que dans l’autre zone, tandis que la céramique attique est ici bien mieux représentée et que le faciès amphorique s’avère plus diversifié. Ce faciès présente d’ailleurs de fortes analogies avec celui constaté pour la phase IS, avec l’accentuation de cette particularité déjà observée quant à l’usage de la céramique attique et la place accordée au vin de Marseille.
  29. Une étude paléo-hydrologique a été entreprise dans les Gorges du Gardon, où deux coupes sédimentaires ont été étudiées. La première provient d'une terrasse (coupe GE située à 10 m de hauteur au dessus de la rivière) et l'autre, d'une cavité (coupe GG localisée à 15 m au-dessus de la rivière). L'identification et la mise en évidence des différents paléo-événements de crue ont été établies grâce à l'inspection minutieuse de chaque dépôt sédimentaire et d'une étude géochronologique fine (137Cs, 210Pbex, 14C, métaux traces, objets archéologiques, historiques des crues). Nous avons souhaité évaluer la capacité des terrasses fluviatiles du Gardon à enregistrer des paléo-événements en comparant les coupes sédimentaires aux données historiques des hauteurs d'eau et aux résultats d'un modèle hydraulique 1D. Nous montrons que la terrasse GE enregistre la quasi-totalité des évènements du 20ème siècle et qu'à priori, ce type d'objet géomorphologique peut être utilisé pour toute étude paléo-hydrologique sur le Gardon. De plus, l'étude de la coupe GG (cavité perchée à 15 m) permet de reconstituer les évènements intenses au cours des 600 dernières années. Nous montrons une augmentation des crues extrêmes dans le Haut-Languedoc au cours du "Petit âge glaciaire".
  30. Résultats de la campagne effectuée en juin 2014 sur le site paléochrétien et médiéval d'Ereruyk, dans le nord-ouest de la république d'Arménie. Nouvelles investigations sur l'histoire et l'épigraphie, en particulier de la célèbre basilique d'Ereruyk, études d'archéologie du bâti, recherches d'archéologie et de géoarchéologie (géomorphologie), dans la continuité des campagnes précédentes (2009-2013).