2013

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  1. Ce rapport présente les résultats préliminaires des travaux de terrain de la mission archéologique syro-française de Ras Shamra – Ougarit qui se sont déroulés en 2009 et 2010. Sur le tell de Ras Shamra, l’étude de la ville d’Ougarit au Bronze récent s’est poursuivie sur plusieurs chantiers (« Rempart » et « Grand-rue » avec la fouille d’un puits en eau, « pont-barrage », étude du quartier à l’est du Palais royal), au travers de l’étude des techniques de construction (taille de la pierre), et par une nouvelle opération portant sur la Maison dite « de Yabninou ». Deux opérations (sondage dans le secteur du temple dit « de Dagan » et prospection géoradar) ont privilégié l’approche diachronique afin de mieux comprendre l’évolution urbanistique de la cité. Les travaux géoarchéologiques de la mission ont porté également sur le site voisin de Ras Ibn Hani afin de reconnaître l’évolution géomorphologique du tombolo au cours de l’Holocène. Au cours de ces deux campagnes, de nombreuses études portant sur le matériel archéologique et épigraphique des fouilles anciennes et récentes se sont par ailleurs poursuivies dans les musées de Damas, d’Alep et de Lattaquié.
  2. Faunal assemblages from different archaeological contexts are presented here as examples of different methods of zooarchaeological interpretation. The aim of this contribution is to discuss the interpretation of bone assemblages according to the context and what is to be considered as relevant against the background of all species/anatomical elements present in the faunal record, in relation to religious practices or not. Emphasis will be given to specific bone assemblages from protohistorical contexts in southern France and their interpretation. The main purpose of the methodology of the zooarchaeological analyses is to give comprehensive information about human behaviour in ritual or non-ritual procedures.
  3. L'occupation protohistorique du site du Roc de l'Aigle (Nant, Aveyron) se développe entre 500 et 375 av. J.-C., soit à la transition entre le premier et le deuxième âge du Fer. L'analyse de sa faune permet donc de retracer les caractéristiques de la subsistance, les choix d'élevage et les habitudes alimentaires d'une population à un niveau très local, qui est celui d'un habitat, mais aussi à plus grande échelle en contribuant à l'étude de l'économie méridionale au cours du Ve av. J.-C. L'analyse concerne les restes osseux et dentaires de mammifères. Elle exclut toutefois la microfaune, l'avifaune, l'ichtyofaune et la malacofaune.
  4. Introduction au volume 70.1 de Gallia consacré aux cuisines et boulangeries de Gaule romaine.
  5. Les techniques d’enregistrement de l’archéologie du bâti sont génératrices d’une très lourde documentation de terrain. La mise en œuvre d’un SIG “3D” pour l’architecture est à même d’en simplifier la gestion. Tout d’abord initié pour l’étude d’une domus sur le site de Rirha (Maroc), l’outil a été repensé comme une base de données spatialisée dans le cadre d’une opération liée au PCR Les ports antiques de Narbonne : en cours d’élaboration à Gruissan (Aude), le SIG “3D” s’avère également être un outil d’aide à la restitution des volumes, et d’expertise quant à la faisabilité de la modélisation 3D des vestiges, mais aussi de questionnement durant le déroulement du chantier archéologique. Pessac (France) 27, 28 et 29 novembre 2013 Conditions d'utilisation : l'utilisation du contenu de ces pages est limitée à un usage personnel et non commercial. Tout autre utilisation est soumise à une autorisation préalable. Contact : Acquisition des données archéologiques en 3D : vers un outil de ges-tion dynamique en 3D pp.107-112
  6. La evolución de las sociedades indígenas del territorio situado entre el Ródano y los Pirineos se inscribe en un contexto europeo más global, donde se suele aceptar un refuerzo de las estructuras de poder que se manifesta particularmente por la emergencia del fenómeno urbano y la afirmación de una verdadera aristocracia. A menudo presentada como un periodo de rupturas, la primera Edad del Hierro se caracteriza efectivamente por una serie de cambios, perceptibles a nivel del hábitat, la cultura material o las prácticas funerarias. Esta noción de ruptura, sin embargo, debe ser matizada respecto a la visión a veces deformada que tenemos de las sociedades de la Edad del Bronce. En efecto, la modelización de estos procesos en términos de antropología social privilegia la idea de sociedades más o menos igualitarias y no totalmente sedentarizadas, que evolucionan durante la Edad del Hierro hacia sociedades de tipo pre-estatal. La aparición y el posterior desarrollo de la metalurgia del hierro, la acentuación de las interacciones con el mundo mediterráneo o la estructuración de territorios políticos acompañan efectivamente a partir del siglo VIII a.C. a un proceso de construcción identitaria en el cual las formas de poder existentes se vuelven más legibles en el registro arqueológico. A pesar de ello, más que una ruptura, la primera Edad del Hierro muestra ante todo la aceleración de procesos dinámicos iniciados anteriormente, y más precisamente durante el Bronce final.
  7. Grapevine (Vitis vinifera), one of the most important fruit species in the Classical Mediterranean world, is thought to have been domesticated first in South-Western Asia, during the Neolithic. However, the domestication process remains largely unknown. Crucial unanswered questions concern the duration of the process (rapid or slow?) and the related geographical area (single or multiple-origins?). Seeds from domesticated grapevine and from its wild ancestor are reported to differ according to shape. Our work aims, first, to confirm this difference and secondly to identify the extent of domestication in the grapes cultivated by Romans in Southern France during the period 50 BCE-500 CE. We had the opportunity to analyze uncharred waterlogged grape pips from 17 archaeological sites. Based on an extended reference sample of modern wild grapevines and cultivars our work shows that both subspecies can be discriminated using simple measurements. The elongation gradient of the pip's body and stalk may be regarded as an indicator of the strength of the selection pressures undergone by domesticated grapes. Grapevines cultivated during the Roman period included a mix of morphotypes comprising wild, intermediate and moderately selected domesticated forms. Our data point to a relative shift towards more selected types during the Roman period. Domestication of the grapevine appears to have been a slow process. This could result from the recurrent incorporation into cultivation of plants originating from sexual reproduction, when grape cultivation essentially relies on vegetative propagation.
  8. Présentation d'une partie des papyrus hiératiques exhumés sur le site de Tebtynis (Fayoum) entre 2008 et 2010. Il s'agit d'extraits de rituels, d'hymnes et de textes magiques.
  9. L’analyse technologique des industries osseuses paléolithiques est une discipline encorerelativement jeune. Nous avons appliqué cette méthode d’analyse à deux assemblages : celuide la grotte du Rond-du-Barry (Haute-Loire) qui a livré une longue séquence allant duBadegoulien ancien au Magdalénien supérieur ; et celui de la grotte de Rochereil (Dordogne)qui a livré un ensemble attribué au Magdalénien supérieur.Dans une perspective synchronique, l’analyse technologique a permis de défi nir les modalitésd’exploitation des bois de cervidés dans ces gisements pour chaque période envisagée duBadegoulien ancien jusqu’au Magdalénien supérieur, pour les replacer dans le contexte généralde ces groupes chrono-culturels tels qu’ils sont connus à l’heure actuelle.Dans une perspective diachronique, nous analysons dans leur aspect technologique leschangements qui sont intervenus dans le travail des bois de cervidés entre le Badegoulien etle Magdalénien, changements qui se caractérisent avant tout par l’abandon du débitage parpercussion directe et le retour au débitage par double rainurage. Enfi n nous discutons du rôleet du statut qu’ont pu détenir ces deux gisements dans leur contexte local et régional.
  10. À partir des premiers corpus funéraires de l’Égypte ancienne (Textes des Pyramides et Textes des Sarcophages), cette étude propose une nouvelle approche de la conception de la personne dans la pensée égyptienne, par le truchement de la notion de corps. De fait, parmi l’ensemble des éléments connus pour composer la personne (le ka, le ba, le ib, le nom, l’ombre…), le corps est le seul à pouvoir être désigné par différents termes, à savoir Haw, XA.t ou D.t. Ceci implique donc que le corps connaît plusieurs états, chacun entretenant des relations distinctes avec l’un ou l’autre des composants de la personne. Celle-ci n’étant pas considérée comme une somme d’éléments constants dans le temps et dans l’espace, l’étude de la notion de corps et de ses différents aspects permet ainsi d’appréhender la personne dans sa globalité, qu’il s’agisse de celle de l’homme ou des dieux. Dans cette perspective, l’intérêt des textes funéraires considérés est de présenter la personne du défunt, évoquant ainsi à la fois ses caractéristiques terrestres et divines. Cette recherche est envisagée selon deux axes, avec dans un premier temps une analyse lexicographique des termes Haw, XA.t et D.t. Une seconde partie est ensuite consacrée à l’analyse anthropologique, visant à détailler le système de représentation de la personne en déterminant les différences entre la personne humaine ou divine, mais également à travers les transformations subies par le défunt.
  11. Le suivi systématique des travaux d'archéologie préventive ainsi qu'une série de carottages réalisés dans le cadre d'un Programme Collectif de Recherche, ont permis de reconstituer l'évolution de la partie nord de la plaine du Roussillon, la Salanque, entre le Bronze final et la période Moderne. Quatre lobes principaux sont identifiés : au sud le lobe de Torreilles fonctionne au moins depuis le Bronze final jusqu'à la fin de la période Antique. Il est abandonné au profit du lobe de Saint-Laurent qui est fonctionnel du ive à la fin du ixe siècle apr. J.-C. Les données géoarchéologiques couplées aux sources historiques permettent ensuite de dater la mise en place du lobe de Saint-Hippolyte entre le xe siècle et la seconde moitié du xiiie siècle, son abandon pouvant se produire en 1279-1280. Enfin, le lobe actuel dit du Barcarès se développe depuis le xive siècle. L'endiguement de l'Agly vers 1334 a contribué à la pérennisation de cette entité unique au cours du Petit Age Glaciaire. La localisation des sites archéologiques est donc fortement dépendante de l'âge des lobes et des dynamiques sédimentaires d'enfouissement associées.
  12. Cette thèse est une étude diachronique des deux divinités ophidiennes Nâou et Néhebkaou, essentiellement centrée sur les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophages. Les textes mettent en avant leur lien avec Héliopolis ainsi qu’avec le créateur Rê-Atoum et les autres figures de la théologie locale. Leur rôle dans le jugement des défunts est évident et bien attesté. Néhebkaou est chargé de donner des kaou au défunt, une fois que ce dernier a été prononcé juste. Ce concept, attesté dès la IIe dynastie, semble désigner à la fois l’offrande funéraire et les défunts qui en bénéficie.
  13. La fouille de la maison 54101 a eu pour objectif principal d'approfondir notre connaissance sur les maisons de plan méditerranéen de la ville ancienne de Lattara et de dater précisément leur mise en place, probablement vers la fin du IVe s. av. n. è. L'intervention de 2013 correspond à l'arrêt du projet en cours autour de la maison 54101. Tous les objectifs n'ont pu être atteints mais on dispose désormais d'éléments tangibles permettant de préciser l'origine ainsi que l'évolution de ce bâtiment. Les traces urbanistiques les plus anciennes documentées correspondent aux restes de murs qui s'appuient au rempart et datés de manière lâche du IVe s. av. n. è. Ces structures sont sans doute à relier à un quartier de petites habitations qui s'étendent alors le long de l'enceinte. Elles présentent un plan rectangulaire ou quadrangulaire, et sont chacune précédées par une cour individuelle avec des aménagements en architecture légère et matériaux périssables. Dans la deuxième moitié du IVe s. av. n. è., ces espaces se transforment en un prolongement des modules construits en dur, et forment alors un îlot complexe marquant une certaine consolidation de l'habitat et de la trame urbanistique s. La période comprise entre le début et le troisième quart du IVe s. av. n. è. ne montre pas de traces urbanistiques évidentes ou, au moins, n'est pas représentée par des éléments constructifs visibles. Les niveaux attribués à cette période semblent en revanche indiquer un grand espace de plein air, apparemment non bâti. Plusieurs évidences nous confortent dans l'hypothèse de l'existence d'une aire ouverte entre le rempart et les bâtiments datant du dernier quart du IVe s. av. n. è. À ce moment, on constate l'existence de deux bâtiments disposés l'un en face de l'autre, séparés entre eux par un espace allongé, et démarqués des ensembles voisins par une ruelle à l'est et à l'ouest. Unités architecturales différenciées séparées par une espace public ou, à l'inverse, espaces constituant un ensemble qui pourrait être déjà considéré comme une maison à cour ? Les arguments allant dans ce sens demeurent faibles. En revanche, il semble acquis que, d'une manière ou d'une autre, ces éléments urbanistiques participent de ce que deviendra la maison à cour du IIIe s. av. n. è, et en constituent au moins son embryon en marquant les axes qui la définiront par la suite. Cependant, il est aussi possible que ces lignes puissent être la traduction de la fossilisation de l'urbanisme antérieur, celui qui, au début du IVe s. av. n. è, s'appuie contre le rempart. Autour de 300 av. n. è, on assiste à un réaménagement global de la zone. Non seulement un nouveau bâti est implanté de manière généralisée, reprenant directement les murs précédents, mais on assiste également à une extension des espaces occupés avec des éléments architecturaux stables. Selon toute vraisemblance, c'est à partir de ce moment que l'on peut véritablement commencer à parler d'une maison à cour pour l'ensemble 54101. L'arasement de la partie méridionale de la zone ne nous permet pas de connaître l'organisation intégrale de ce dernier. Cependant, les deux tiers du bâti conservé de cette maison ont été suffisants pour restituer les grandes lignes de son évolution. La maison 54101 s'intègre dans le quartier méridional de la ville antique de Lattara où plusieurs maisons à cour se concentrent autour la rue 116. Séparée des deux maisons à cour voisines -52101 et 52103- par des petites et étroites ruelles, elle s'étendrait depuis la rue 116 pour s'appuyer au rempart et resterait définie par deux ailes séparées par une cour allongée. L'implantation de ce bâtiment implique l'appropriation d'un passage, voire d'une rue qui, durant l'état précédent, communiquait en angle droit avec à la rue 116, ce qui nous permet de caractériser cet espace comme étant désormais une cour, et non une rue. Malgré la dynamique de sédimentation qui montre également une séquence propre à un espace ouvert avec de constants réaménagements et remblais ponctuels, les nombreuses structures que s'y placent nous indiquent clairement un usage quotidien de type privé et couvrant toute la séquence correspondant au IIIe s. av. n. è. Au-delà de l'implantation de la cour, avec un caniveau mis en place durant la deuxième moitié de ce siècle et abandonné dans le deuxième quart du IIe s. av. n. è,. on entrevoit non seulement la continuité des structures architecturales des bâtiments précédents, avec leur reprise et de nouvelles élévations, mais on constate également l'édification d'au moins un nouvel espace, à savoir la pièce 54/6. Ce secteur est aménagée 6 Pierre garmy, Eric Gailledrat durant le premier quart du IIIe s. av. n. è. avec des murs confectionnés à l'aide de puissants blocs. L'utilisation de ces modules dans une architecture a priori domestique parait surprenante et semble suggérer qu'ils sont utilisés ici en remploi. On peut alors imaginer qu'ils proviennent d'un bâtiment plus ancien et quelque peu monumental, pour l'heure non repéré. Au cours du IIIe s. av. n. è., les deux ailes de la maison montrent un développement parallèle. Les différentes pièces connaissent un processus d'occupation dynamique qui se façonne avec une évolution architecturale marquée de nombreux réaménagements, mais qui malgré tout voit la persistance sans altérations notables d'un seul et même schéma. Ce processus se reflète dans l'évolution fonctionnelle et la spécialisation des différentes pièces constatée tout au long du IIIe siècle av. n. è., et plus particulièrement dans les pièces septentrionales (secteurs 54/1 et 54/4). En définitive, après avoir achevé le programme de fouille portant sur la zone 54, il s'agit d'entamer les travaux qui nous conduiront à la publication monographique des résultats acquis au cours de ces anénes concernant la mise en place et l'évolution de la maison à cour 54101, et au delà, de mieux comprendre ce qui semble se définir comme une différenciation urbanistique et architecturale, voire sociale, dans l'habitat lattois. La zone 52, définie lors de la campagne de repérages extensifs effectuée en 2001, correspond à un îlot bâti entre la courtine sud-ouest du rempart et la rue 116, immédiatement à l'ouest des îlots 17 et 27. Une grande maison à cour centrale (ensemble 52101) avait été repérée et une première datation proposée, vers la fin du IIIe et le début du IIe siècle av. n. è. (Saffiotti et al. 2001, p. 146). Cette chronologie ancienne pour une maison à plan méditerranéen donnait un intérêt particulier à cette découverte et a incité à développer à partir de 2002 un nouveau programme de recherche sur cette problématique (voir Dietler et al. 2008). Le programme triannuel 2011-2013 à été ciblé sur la poursuite des niveaux plus profonds dans l'aile est (secteurs 1, 3, et 4) et ouest (secteur 8) de la maison, la reprise des fouilles dans l'aile nord (secteurs 5 et 6), délaissées depuis 2003, et l'extension de la fouille de la cour centrale (secteur 11). Pendant la première semaine de la campagne de 2011 les numéros d'US pour la zone 52 ont été épuisés et on a passé à la zone 55 pour la numérotation des niveaux suivants. Les niveaux atteints pendant les triannuels précédents dans les différentes salles et dans la cour de la maison 52101 présentaient des chronologies légèrement différentes dues à la pente générale des couches dans cette partie du site : elles remontent vers le sud et les niveaux les plus récents ont été progressivement arasés par les labours, à proximité du rempart. Donc un des buts du triannuel 2011-1013 a été de mettre en phase les niveaux de base dans tous les secteurs. Un autre but principal a été de trouver les traces cohérentes d'architecture plus anciennes sous la cour qui permettraient une datation de la première mise en place de la maison à cour centrale. Grace aux données livrées par ces fouilles récentes on peut maintenant confirmer que celle-ci est construite avant la fin du IVe siècle av. n. è., que durant la deuxième moitié du IIIe siècle av. n. è. sont réalisées des réfections ponctuelles, et que les niveaux les plus récents conservés se situent au début du IIe siècle av. n. è. Une mise en phase de l'évolution de la maison peut se résumer comme suit : *État 1 (avant 325 av. n. è.) : traces (surtout dans le secteur 19 et au fond des sondages 11c et 11f dans la cour centrale) d'un urbanisme antérieur à la mise en place de la maison à cour centrale. Ces traces, alors que ponctuelles, sont suffisantes pour démontrer que la maison 52 a été construit sur un remblai de destruction dans lequel on trouve les restes de structures plus anciennes qui ont été démantelées. La forme et l'étendu précis de ces structures antérieures à la maison 52 ne sont pas clairs, mais on a plusieurs traces de murs en partie détruits qui se trouvent sous les niveaux de la cour et qui n'appartient pas aux murs des ailes de la maison. *État 2 (325-250 av. n. è.) : construction de la maison à cour intérieure, avec indications des sols en place dans les secteurs 1, 3, 4, 5, 6, et 8, les couches de remblai et de sédimentation d'habitation dans les sondages 11a, 11b, 11c, 11d, 11e et 11f dans la cour, la construction et plusieurs réfections du mur oriental de la cour liées aux couches de Introduction 7 remblai dans la cour, et réemploi d'une statue comme piédroit de porte dans le mur nord de la cour vers 250 av. J.-C. *État 3 (250-200 av. n. è) : plusieurs étapes ont été repérées dans cette phase, matérialisées par des sols successifs dans la cour et plusieurs pièces, des réfections dans l'aménagement de la porte entre la cour et la pièce 5, l'ouverture d'un passage étroit (6b) donnant sur la cour dans la partie ouest de la maison, et des réfections du mur est de la cour. *État 4 (200-175 av. n. è.) : réfection architecturale concernant l'ensemble de la cour, la façade sud du secteur 5 et le rapport entre la cour et le porche qui communique avec la rue 116. À ces deux derniers états correspondent la plupart des niveaux fouillés avant 2011 dans l'ensemble des secteurs explorés dans la partie nord de la maison. Le programme 2011-2013 a permis d'améliorer notre compréhension de l'organisation de l'espace, de la fonction des pièces et de la datation des phases d'occupation. La fouille des secteurs 1, 4, 5 et 6 a en particulier livré des données importantes sur la datation et la fonction des différentes pièces. En effet, il est maintenant clair que les pièces 3 et 8, au milieu des ailes orientale et occidentale de la maison, ont respectivement servi pendant tout le IIIe siècle av. n. è. comme cuisine, avec un grand foyer construit et quelques foyers lenticulaires sur chacun des sols successifs. Ces sols ont été réaménagés plusieurs fois sur des remblais, avec des aires de circulation et de passage entre les pièces un peu différentes. Mais les éléments de base, et la nature fonctionnelle de la céramique, sont restés les mêmes. D'ailleurs, l'aménagement de ces pièces ressemble beaucoup à la pièce 5, avec quelques aspects particuliers révélés en 2012 et 2013, ce qui serait une indication de la répétition des salles de cuisine au milieu de chaque aile de la maison. En revanche, la pièce 1 avait plusieurs petits foyers lenticulaires, un four, un fourneau de forge métallurgique, et des structures un peu énigmatiques. La fonction n'est pas encore claire, mais le contraste avec la pièce 3 est évident. D'ailleurs, la petite pièce 4 a changé de fonction et les axe de circulation pendant le temps. Dans la période du début du IIIe s. av. n. è. elle avait une fonction évidement culinaire, mais pas de même façon que les grandes pièces de cuisine. La campagne de 2013 nous a permis de mettre en rapport des sols contemporains pour tous les secteurs de l'aile est, nord et ouest de la maison, afin que l'on puisse avoir une vision globale de la maison durant les différentes phases identifiées. Les fouilles de 2012 et 2013 ont aussi livré pour la première fois des traces convaincante d'architecture plus ancienne que la cour centrale. Cela nous donnes les indices précieux pour une datation de la construction de la première maison à cour vers la fin du IVe s. av. n. è. L'exploration de la zone dite " 75 " est égalment arrivée à son terme cette année. On peut regretter l'arasement des niveaux d'époque romaine dont ne subsistent que des tranchées d'épierrements et des structures isolées, déconnectés de leur stratigraphie qui rend leur interprétation difficile. Néanmoins le bilan n'est pas si négatif. Ces vestiges ont le mérite de témoigner des transformations qu'à pu connaître la vieille ville de Lattara à partir du dernier quart du Ier s. av. n. è. Ces nouvelles données viennent ainsi compléter les observations ponctuelles faites à ce sujet en plusieurs points du site. Sur cette partie de la ville, sur laquelle nous nous sommes penchés, ces transformations se traduisent par la construction d'un vaste ensemble monumental, visiblement public, aux dépends d'un quartier préexistant. S'agit-il d'un forum, de bâtiments cultuel ? On ne peut se prononcer. On remarquera par ailleurs qu'entre la datation des couches de surface et ces constructions, figure une hiatus chronologique d'au moins un quart de siècle, si ce n'est plus. Il est possible que ce nouveau plan d'urbanisme ait été ici accompagné de décaissements importants ayant eu pour but de mettre à niveau les sols du côté intérieur et extérieur de la courtine qui était déjà en partie arasée et n'avait plus de fonction défensive. Dans la mesure où les sols conservés sont antérieurs à la première moitié du Ier s. av. n. è., on peut également se demander si le quartier avait déjà connu des transformations avant celles d'époque augustéenne, entre les années -50/-25. Enfin ces travaux nous ont permis de compléter le plan de la ville pour la période qui précède ces transformations. Parmi les points marquants, on peut noter les nouvelles données obtenues sur la rue 137, 8 Pierre garmy, Eric Gailledrat sur sa datation et son déplacement. À cela s'ajoute sur la zone 75, la fouille d'un fournil- meunerie qui, pour ces années -125/-75, a toute son importance. Cette unité pouvait produire plus que les besoins de son seul propriétaire. Or comme le souligne M. Py, à partir de la fin du IIIe s. av. n. è., les fours en cloche à sole fixe, semblables à ceux de la zone 75, sont de moins en moins fréquents dans l'habitat à Lattes et tendent à disparaître à partir du IIe s. av. n. è. alors que d'autres habitats du Midi en livrent encore. Cette disparition pose la question du développement à Lattes d'une boulangerie artisanale et d'une distribution commerciale qui rendraient obsolètes les pratiques ancestrales de fabrication du pain dans le cadre domestique (Py 2009, p.220). Enfin, il sera intéressant de vérifier à l'occasion de la publication si cette unité pouvait également disposer en ses murs d'une taverne que l'on situerait dans le corps de bâtiment mitoyen. Dans l'attente de l'étude du mobilier (notamment des proportions de vase à boire) et des résultats d'analyse des prélèvements effectués (bioarchéologiques et micromorphologiques) la question reste ouverte.
  14. Le double sarcophage de Mésehti, nomarque d’Assiout et grand prêtre d’Anubis et d’Oupouaout, est conservé au Musée du Caire. Sur l’extérieur des couvercles et des parois sont inscrits des textes religieux et funéraires peu habituels et pour partie dérivés des Textes des Pyramides (Livre de Nout). Seul le sarcophage intérieur porte un décor figuré à l’intérieur. Le couvercle du sarcophage intérieur est décoré d’une horloge stellaire diagonale (HSD) associée à deux registres de TS. Mais ces deux sarcophages servent surtout de support à une grande quantité de Textes des Sarcophages. Dans ce corpus, on constate la répétition d’un grand nombre de chapitres, sur une même paroi par le phénomène d’emboîtement et sur des parois différentes par l’association en séries ou séquences. Le choix des textes et de leur enchaînement répond à un souci d’établir un discours relatif au devenir au défunt dans l’au-delà. L’organisation spatiale par le choix des parois et la répétition de certains TS y est subtile et performative. La répétition des TS met en évidence une adaptation des textes à la paroi support et au contexte du discours. À cette mise en espace, à cet aspect discursif, est associée une insertion dans le temps par la présence de l’HSD et par l’établissement d’un cycle de lecture des parois des deux sarcophages. Cette étude de l’organisation du décor et des textes est complétée par une analyse de certains thèmes choisis.
  15. Rapport de la campagne 2013 de la mission archéologique franco-arménienne du LA3M d'Aix-en-Provence sur le site paléochrétien et médiéval d'Ereruyk en Arménie.
  16. Rapport de la campagne 2013 de la mission archéologique franco-arménienne du LA3M d'Aix-en-Provence sur le site paléochrétien et médiéval d'Ereruyk en Arménie.
  17. Bata, seigneur de Saka et héros du célèbre conte des Deux Frères, est une divinité du panthéon égyptien dont la nature animale reste difficile à cerner. En effet, il semble avoir primitivement revêtu la forme d'un bélier avant de se transformer en taureau au cours du Nouvel Empire. Toutefois, un nouvel examen de la documentation généralement attribuée à ce dieu, associé à l'étude des sources épigraphiques relatives à sa forme animale nous amènent à conclure qu'il n'a vraisemblablement jamais pris l'aspect d'un bélier mais qu'il a toujours été un taureau.
  18. S'interroger sur les transferts technologiques, c'est réfléchir au statut de la nouveauté et à la gestion de ce paramètre dans une communauté vivante. Technologie et société étant intimement liées, l'innovation technique peut avoir des conséquences significatives sur le fonctionnement et même la structure d'une société humaine. Chaque groupe humain dispose donc d'une latitude de réactions, entre adoption rapide et refus (qui n'est en général qu'une adoption différée). C'est le temps écoulé entre l'arrivée de la nouveauté technique et l'appropriation de la nouvelle technologique qui est la période la plus instructive sur une réalité sociale. Entre des populations voisines mais qui n'ont pas le même type de réaction devant la nouveauté, c'est l'écart des situations qui nous renseigne le plus profondément sur la nature et le dynamisme de ces sociétés.